Elections législatives suédoises

Les élections législatives étaient organisées en Suède le 9 septembre 2018, afin de renouveler les 349 sièges du parlement ; le vote n’a permis à aucune coalition d’atteindre la majorité absolue des 175 sièges.

Depuis les élections de 2014, le social-démocrate Stefan Lofven était premier ministre, à la tête d’un gouvernement minoritaire.

Les deux principaux partis ont baissé en 2018 ; à gauche, les sociaux-démocrates ; à droite, les modérés.

La coalition de gauche sort affaiblie du scrutin de 2018.

Votes 2014

Sièges 2014

Votes 2018

Sièges 2018

Parti social-démocrate

31,01%

113

28,26%

100

Verts

6,89%

25

4,41%

16

Parti de gauche

5,72%

21

8%

28

total

159

144

En revanche, la coalition de droite reste stable.

Votes 2014

Sièges 2014

Votes 2018

Sièges 2018

Modérés

23,33%

84

19,84%

70

Parti du centre

6,11%

22

8,61%

31

Chrétiens-démocrates

4,57%

16

6,32%

22

Libéraux

5,42%

19

5,49%

20

total

141

143

Le parti de droite nationale, les démocrates de Suède, progresse une nouvelle fois lors de ce scrutin.

Votes 2014

Sièges 2014

Votes 2018

Sièges 2018

Démocrates de Suède

12,86%

49

17,53%

62

Depuis 2006, les démocrates de Suède ont régulièrement et sensiblement progressé à chaque élection législative.

voix

sièges

1988

0,02%

0

1991

0,09%

0

1994

0,25%

0

1998

0,37%

0

2002

1,44%

0

2006

2,93%

0

2010

5,70%

20

2014

12,86%

49

2018

17,53%

62

Plusieurs mois après l’élection, un nouveau gouvernement n’a toujours pas été formé. Les modérés et les chrétiens-démocrates ne semblent pas complètement fermés à une alliance avec les démocrates de Suède, mais les centristes et les libéraux y semblent opposés.

Si la situation reste bloquée, de nouvelles élections devront être organisées.

La coalition de droite, en 2014, avait laissé arriver au pouvoir un gouvernement minoritaire de gauche, pour ne pas s’allier avec les démocrates de Suède. A l’opposé, de 1991 à 1994, le leader des modérés, Carl Bildt, était devenu premier ministre à la tête d’une coalition minoritaire des mêmes 4 partis, et avait gouverné avec le soutien de Nouvelle Démocratie, éphémère parti « populiste » anti-immigration qui avait obtenu 6,73% des voix et 25 sièges aux élections de 1991.

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