Les chemins de traverse

Le touriste est souvent moutonnier. Beaucoup de monde se retrouve au même endroit pour visiter la même chose. Parfois pour des raisons justifiables : la volonté de voir des merveilles reconnues. Pour certains pour des raisons plus stupides : juste pour se prendre en photo à un endroit célèbre et publier immédiatement cette photo sur Internet.

Tout le monde se concentre donc aux mêmes endroits.

Par exemple, un voyage en Bavière impose une visite à deux des plus célèbres châteaux associés à l’histoire de Louis II de Bavière, Hohenschwangau et Neuschwanstein, qui sont très proches l’un de l’autre.

Mon court séjour bavarois de cet été comporta donc une visite de ces deux châteaux. Une présence d’une demi-heure à une heure debout dans la file d’attente pour acheter les billets d’entrée, puis une attente de plusieurs heures dans un bar pour attendre l’heure de la visite. Puis les visites où les groupes se succèdent à la minute près.

Une visite au mois de juillet est certes un facteur aggravant. Hors saison touristique, l’attente est moindre et la visite plus sereine.

Mais, même quand le séjour est court, il peut être intéressant de sortir des monuments les plus touristiques. Quand on ose « l’aventure », et qu’on s’engage dans des lieux inconnus, on prend certes le risque d’être déçu ; mais c’est parfois l’occasion de belles surprises. Ce fut pour moi le cas cet été à Schleissheim.

On y trouve sur un ancien aérodrome militaire, qui fut notamment occupé par l’armée américaine, un intéressant musée de l’aviation.

Ainsi que trois châteaux, de style classique.

Le vieux château abrite notamment une collection de crèches de nombreux pays1. Je ne le savais pas en franchissant les portes du château ; on ne sait pas ce qu’on va trouver, et parfois, c’est donc passionnant.

Le nouveau château de Schleissheim est vide. En tous cas sans mobilier, car sont accrochés aux murs quelques tableaux, notamment de peintres français. Les salles sont magnifiques, richement décorées, l’escalier monumental.

Je n’ai pas eu le temps de visiter le troisième château, le Lustheim, qui abrite un musée de la porcelaine.

Entre les châteaux, de beaux jardins qui contribuent à faire aimer le lieu.

Cerise sur le gâteau, en plein mois de juillet, les châteaux de Schleissheim et le musée de l’aviation étaient déserts. Pas une seconde perdue dans une file d’attente pour les tickets, et une visite calme, tranquille et sereine dans le silence.

Seul bémol pour le vieux château de Schleissheim et le musée de l’aviation. : les notices explicatives étaient uniquement rédigées en allemand.

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1- Voir chronique du 30 août 2018 : « L’art des crèches ».

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