Baisse du niveau

Dans « Le changement de peuple », en marge du sujet principal du livre, Renaud Camus explique la baisse du niveau scolaire en France par l’analyse suivante, qui mérite d’être examinée.

« Les classes dites défavorisées, culturellement, s’exposent à de pareilles surprises et de semblables déceptions lorsque des politiques scolaires démocratiques, voire hyperdémocratiques, permettent à leurs enfants de faire des études précédemment réservées aux classes privilégiées : elles s’avisent à cette occasion que les hautes études et les brillants diplômes c’est aussi beaucoup de travail et d’efforts, une concentration et une détermination qu’elles n’imaginaient pas. Si elles en ont politiquement le pouvoir, ou si quelqu’un qui en a le pouvoir a intérêt à ce qu’elles obtiennent satisfaction (ce qui est généralement le cas, car elles sont les plus nombreuses), elles exigeront et elles obtiendront que ces efforts et ce travail soient indéfiniment réduits : moins d’heures de cours, des journées moins longues, plus de vacances, des cartables plus légers, moins de livres, moins d’autorité, moins de sélection, moins de notes, de meilleures notes, la fin du redoublement, moins de culture générale, plus de réussites aux examens, etc. Ces réformes s’opèrent à grand dommage, il va sans dire, pour la qualité des diplômes, pour leur sens, leur contenu, leur portée et ceux des études elles-mêmes, et pour la situation culturelle globale – y compris bien sûr celle des anciens privilégiés ».

Volée de grain

Allant comme souvent admirer les poules ce matin, et leur ayant jeté quelques grains de blé dans leur volière, je me demandais (question ô combien intéressante) comment les poules pouvaient expliquer cette manne qui leur tombe de temps en temps, un peu comme la pluie.

A ce point de mes réflexions, il m’est apparu que le cerveau des poules devait présenter des similitudes avec celui des électeurs socialistes ; elles croient que le blé tombe du ciel.

Extrême-droite et populismes

Ces dernières années, en Europe, des mouvements étiquetés par les médias dominants comme « populistes », ou « d’extrême-droite », voire même « néo-nazis », ont fortement progressé dans les urnes.

Parfois même, ces mouvements se renvoient entre eux ces étiquettes d’antisémitisme et d’extrémisme, utilisant la propagande des médias de gauche pour se chamailler entre eux. Par exemple, entre le front national français et le UKIP britannique.

Pour le UKIP et le FN, les Français savent qu’aucun des deux n’est un parti néo-nazi. Mais quid de tous les autres mouvements européens ?

On est en effet confrontés à deux attitudes contraires peu satisfaisantes.

La première consiste à croire ce que disent les médias dominants, quand ils qualifient un parti politique d’extrémiste ou de néo-nazi. C’est évidemment impossible. Ces médias eux-mêmes reconnaissent aujourd’hui que le FN n’est pas un parti néo-nazi. Quand ils suggéraient çà, c’était en quelque sorte « pour de faux », comme on dit dans les cours de récréation. Ceci n’empêche certes pas certains hommes politiques, journalistes ou caricaturistes de délirer encore sur le thème du FN néo-nazi ; mais à part quelques intoxiqués qui sont persuadés que le FN va ouvrir des camps de concentration pour y exterminer les juifs, cette accusation stupide a perdu toute crédibilité. Pendant des décennies, nos médias nous ont affirmés que le FN était un parti nazi, ce qui était faux ; pourquoi devrait-on les croire quand ils nous affirment aujourd’hui avec horreur que tel ou tel parti politique étranger serait néo-nazi ?

A contrario, ce n’est pas parce que des médias mentent souvent, qu’ils mentent tout le temps. Quand ils dépeignent un parti comme néo-nazi, il pourrait arriver que ce soit exceptionnellement le cas ! Il y a donc un risque à soutenir par principe un parti qualifié de néo-nazi par les médias, considérant que ceux-ci mentent forcément ; le parti peut réellement être néo-nazi.

Pour les partis les plus puissants et les plus anciens, la propagande politico-médiatique n’a plus d’effet. Par exemple, malgré les hurlements causés par l’élection présidentielle autrichienne, il est incontestable que Norbert Hofer, le candidat du FPO, n’est pas un nazi.

Mais il y a beaucoup de mouvements pour lesquels il n’est pas toujours aisé de se prononcer. Deux critères rendent plus ou moins difficile un état des lieux.

Premièrement, l’âge du parti. Ou plus exactement le temps depuis lequel le parti obtient des scores conséquents aux élections. En effet, plus le parti est implanté fortement depuis longtemps, plus on peut espérer avoir de la documentation contradictoire sur lui, pour pouvoir se forger une opinion.

Secondement, le pays d’implantation du parti, et plus particulièrement sa langue. La documentation en anglais, allemand ou italien sera a priori plus facilement diffusée et exploitée en France que celle en suédois, en grec ou en hongrois.

Il faudra donc encore beaucoup de travail, et de temps, avant de pouvoir dresser un panorama objectif de ces mouvements « populistes » en Europe.

 

 

 

 

Les femmes et les enfants après ?

De nombreux immigrés sont actuellement regroupés en France sur la commune de Calais. Ils s’y agglutinent, dans l’espoir de gagner le Royaume-Uni, qui ne semble pas pressé de leur ouvrir sa frontière. Ils vivent dans un bidonville, appelé la « jungle de Calais ».

Face à cette immigration illégale, le gouvernement a décidé de réagir enfin, pour vider la jungle en moins d’un an. Enfin ! Va-t-il donc enfin procéder à l’expulsion de 10.000 immigrés illégaux de Calais ces prochains mois ?

Que nenni !

Il va en saupoudrer la France entière !

Cette répartition des immigrés illégaux provoque évidemment une opposition forte dans les communes qui vont avoir la chance de bénéficier de cet apport démographique imposé. L’inquiétude est parfois aggravée par le fait que la majorité de ces immigrés sont des hommes seuls ; la crainte de voir augmenter la criminalité, les agressions sexuelles et les viols est aussi présente, renforcée par le comportement connu de certains immigrés en Europe1. Les représentants du gouvernement doivent donc, dans la France entière, essayer de désamorcer l’inquiétude et la colère des populations autochtones.

Cette propagande donne parfois des résultats surprenants.

Par exemple, dans un article de la Provence2, consacré à la conférence de presse du préfet des Alpes de Haute-Provence Bernard Guérin, on peut lire deux arguments contradictoires, assénés à propos de l’installation d’immigrés dans le département.

Le quotidien, en fin d’article, cite le préfet : « C’est une question d’humanité. Il s’agit de personnes vulnérables qui fuient la guerre civile. Leur maintien sur Calais dans des campements de fortune n’était pas possible. Bien sûr que des familles françaises souffrent ou vivent mal. Est-ce que cela doit empêcher la communauté nationale d’accueillir dans des conditions dignes et décentes des gens qui fuient la guerre ?« 

Auparavant, les journalistes écrivaient, reprenant probablement une argumentation préfectorale (mais sans mettre de guillemets) : « S’il ne s’agit que d’hommes, comme certains commentateurs le soulignent, c’est en raison du coût financier de leur passage depuis leur pays d’origine. Seuls les hommes effectuent le voyage avec l’espoir de trouver un travail en Angleterre notamment, pour ensuite envoyer de l’argent à leur famille ».

Deux arguments, sur deux objections différentes, qui peuvent se discuter. Mais mis ensemble dans le même article (espacés tout juste de 4 lignes), ils font éclater de manière époustouflante la malhonnêteté intellectuelle des autorités.

Pour résumer, il faut impérativement accueillir ces immigrés, car leur vie est en danger dans leur pays, à cause de la guerre. Mais ces hommes y ont laissé leurs femmes et leurs enfants, auxquels ils enverront quelques euro un de ces jours. Ces hommes sont « des personnes vulnérables qui fuient la guerre civile », nous assène le préfet ; mais ces hommes vulnérables ont estimé que leur famille n’est pas aussi vulnérable qu’eux sous les bombes….

Les deux journalistes qui signent l’article n’ont apparemment pas perçu la contradiction entre ces deux arguments ; ils n’ont apparemment pas interrogé le préfet sur cette contradiction. Ils se contentent de relayer la propagande immigrationniste préfectorale.

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1- Voir chronique du 2 mars 2016 : « Taharrush gamea ».

2- Tanguy Cohen et Emmanuel Fabre : « Alpes de Haute-Provence : le nombre de migrants accueillis va augmenter », la Provence, 11 octobre 2016 (site Internet).

 

 

 

 

A la hache et au couteau

Après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, voici une liste non-exhaustive de quelques agressions en France et en Allemagne cet été.

Dans la nuit du 18 juillet 2016, un immigré afghan (ou pakistanais), âgé de 17 ans, a blessé 5 personnes dans un train en Bavière, près de Wurtzbourg, avant d’être tué par la police. Cette attaque à la hache et au couteau a été revendiquée par l’Etat islamique.

Mardi 19 juillet 2016, dans un village de vacances à Garde-Colombe (Hautes-Alpes), Mohamed Boufarkouch, un Marocain « connu des services de police » résidant à Limay (commune limitrophe de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines), a frappé de coups de couteau au thorax une mère et ses trois filles. D’après une partie de la presse française, son agression n’a rien à voir avec l’islam, même s’il a crié « Allah Akbar » après son arrestation, au moment de la prise de ses empreintes digitales.

Le 22 juillet 2016, devant un McDonald’s de Munich (Bavière) et dans le centre commercial proche, un germano-iranien de 18 ans a tué 9 personnes par balles (dont 6 enfants) et s’est suicidé.

Une explosion à Ansbach (en Bavière) a blessé une dizaine de personnes le 24 juillet 2016. L’attentat a été commis par un immigré syrien arrivé en 2014 en Allemagne. Sa demande d’asile avait été refusée, et il devait être expulsé du pays. Le terroriste est mort dans l’explosion. L’attentat a été revendiqué par l’Etat islamique.

Le 24 juillet 2016, dans une rue de Reutlingen (Bade-Wurtemberg), un immigré syrien « connu des services de police » a tué à la machette une femme enceinte.

Le 26 juillet 2016, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), un prêtre de 86 ans, le père Jacques Hamel,  a été égorgé pendant la messe. Les deux terroristes musulmans ont été tués par la police. L’un d’eux, Adel Kermiche, condamné, n’était pas en prison, mais vivait en liberté avec port d’un bracelet électronique. Le second, Abdel-Malik Petitjean, a été adopté 6 mois après sa naissance par un Français qui s’était mis en couple avec sa mère. De décembre 2015 à avril 2016, il travaillait comme bagagiste à l’aéroport de Chambéry.

Le 2 août 2016, à Plan-de-Campagne (près de Marseille), un jeune garçon et une jeune fille, qui s’inquiétaient du sort d’un jeune chien dans une voiture stationnée au soleil, sont frappés par le couple propriétaire du véhicule, Abdelhak Attout (déjà condamné pour violence) et Sonia Missaoui. Les deux adolescents se réfugient dans un magasin. L’homme, devant le magasin, montre ses parties intimes, et lance : « Je t’attends ; quand tu sors, je te tue ». La commerçante, qui a donné refuge aux enfants, est menacée : « Toi, la blonde, on va te crever avec Daesch1 ». Arrêté, le couple menace un policier, en mimant un égorgement. Lors de l’audience judiciaire, maître Keita, l’avocat d’Attout, a livré son explication des faits : « Il voit ces deux enfants terrorisés qui partent en courant ; donc il pense qu’ils ont volé, car ils partent en courant. Lui, maîtrise mal le français ; comme il n’a pas le langage, il lui reste la violence, d’où cette réaction primaire2 ».

Le 6 août 2016, à Charleroi (Belgique), deux policières ont été blessées lors d’une attaque à la machette du commissariat, au cri d’ « Allah Akbar », par un immigré algérien, illégalement présent sur le territoire belge et qui avait fait l’objet de deux arrêtés d’expulsion de 2014 non-exécutés. L’Algérien a été tué par la police. L’attaque a été revendiquée par l’Etat islamique.

Le 19 août 2016, à Strasbourg, un juif a été attaqué à coup de couteau par un musulman au cri d’ « Allah Akbar ». L’agresseur avait déjà attaqué un juif à Strasbourg en 2010, mais n’avait  pas été condamné, en raison de troubles mentaux.

Le 22 août 2016, un facteur de 56 ans promènait son chien à Saint-Doulchard, près de Bourges. Il est assassiné d’une quarantaine de coups de couteau. Un habitant de la même commune, Azzedine Bendeghim, a été arrêté, mais a nié l’agression. Une expertise psychiatrique est en cours.

Le 30 août 2016, à l’entrée d’un commissariat de Toulouse, un policier de 21 ans a été blessé au couteau à la gorge. L’agresseur, Abderrahmane Amara, né à Alger, a aussi tenté de s’emparer de l’arme de service du policier. Il aurait expliqué son geste en disant : « J’en ai marre de la France ». Il avait déjà été arrêté en juillet 2014 pour avoir lancé un cocktail Molotov sur une synagogue, mais n’avait pas été condamné, en raison de troubles mentaux.

A Cambrai, le 30 août 2016, un individu cagoulé tirait de la fenêtre de son appartement en criant « Allah Akbar ». Les tirs n’ont pas fait de victime. Le tireur était connu pour des faits de délinquance. Il a été placé en hôpital psychiatrique.

Enfin, un cas d’export de ces nouvelles mœurs françaises à l’étranger, en Australie en l’occurrence. Le 23 août 2016, le Français Smail Ayad a tué au couteau une jeune Britannique de 21 ans, Mia Aylife-Chung. Thomas Jackson, citoyen britannique de 30, blessé dans l’attaque, est décédé quelques jours plus tard. L’agresseur a crié « Allah Akbar », mais on nous assure que cette agression n’a rien à voir avec l’islam ; il aurait agi par dépit amoureux.

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1- Daesch : Etat islamique.

2- Cité dans Jean-Luc Crozel : « Aix : des ados agressés car inquiets pour un chiot », La Provence (Internet), 24 août 2016.

 

 

 

 

Cambriolage chez Ring

Les éditions Ring ont annoncé avoir été cambriolées. Dans leur communiqué, elles annoncent que leurs prochaines parutions étaient heureusement en lieu sécurisé ; le bilan est néanmoins important, avec le vol d’équipements informatiques.

Les éditions Ring ont notamment publié « La France orange mécanique » de Laurent Obertone1 et « Climat investigation » de Philippe Verdier, journaliste météo sur la télévision d’Etat France 2, qui en a été licencié après la parution de son livre.

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1- Voir chronique du 19 septembre 2015 : « La France orange mécanique », et chronique du 20 septembre 2015 : « Obertone à la télé ».

 

 

 

Messe informelle

 

Sur la chaîne d’information en continue LCI, le 15 juillet 2016, vers 20h30, dans un reportage à propos d’une messe à Nice, suite à l’attaque au camion, voici le commentaire de la journaliste Charlotte Casanova : « Sa messe devait être informelle ; des personnalités officielles ont tenu à y assister, elles aussi en hommage aux victimes de l’attaque du 14 juillet ».

La journaliste sait-elle ce qu’est une messe ?

D’abord, il est curieux qu’une messe soit considérée comme un hommage aux morts ; on ne rend pas hommage aux victimes ; on demande à Dieu le repos de leur âme et le pardon de leurs fautes. Et, d’ailleurs, si l’assassin avait eu de la famille catholique, elle aurait aussi sans doute demandé une messe pour l’assassin, non pas pour lui « rendre hommage », mais aussi pour demander le pardon de ses fautes.

Pour être honnête, je reproche à madame Casanova son emploi du mot « hommage », mais il faut reconnaître qu’elle n’est pas la seule à l’employer pour parler des messes ; c’est malheureusement extrêmement courant chez les journalistes.

En revanche, elle me paraît innover avec l’expression « messe informelle ».

Qu’est-ce donc qu’une messe informelle ?

Une messe improvisée, comme çà, entre potes, à la bonne franquette ?

Et le contraire d’une messe informelle ? C’est une messe formelle ? Officielle ? Mondaine ?