Score historique pour le front national

Marine Le Pen, candidate du front national, a obtenu 21,30% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. C’est un résultat supérieur à celui de l’élection présidentielle de 2012 (17,90%).

Mais c’est un score nettement inférieur aux résultats obtenus par le FN aux plus récentes élections :

– européennes de 2014 (24,86%) ;

– départementales de mars 2015 (25,24% au premier tour) ;

– régionales de décembre 2015 (27,73% au premier tour et 27,10% au second).

Au second tour de l’élection, elle a obtenu 33,90% des voix. La seule fois où le front national était parvenu au second tour de l’élection présidentielle, c’était en 2002, et Jean-Marie Le Pen y avait obtenu 17,79% des voix.

En nombre de voix, Marine Le Pen vient de battre par deux fois le record du nombre de voix obtenues par le FN ; ses précédents résultats étaient :

– 6.421.426 voix au premier tour de la présidentielle de 2012 ;

– 5.142.241 voix au premier tour des départementales de 2015 ;

– 6.018.904 voix et 6.820.477 voix respectivement aux premier et second tours des élections régionales de 2015.

En 2017, elle a obtenu 7.678.491 voix au premier tour et 10.638.475 voix au second tour de l’élection présidentielle.

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Raz de marée à gauche pour l’élection présidentielle

Le second tour de l’élection présidentielle française était organisé le 7 mai 2017.

François Fillon, le malheureux candidat LR, arrivé troisième au premier tour, appelait dès le soir de son éviction à voter pour Emmanuel Macron.

Ses électeurs l’ont apparemment majoritairement suivi, puisque Emmanuel Macron, le candidat socialiste dissident, a été élu président de la république avec 66,10% des voix.

L’exploit de monsieur En-Même-Temps

Le 23 avril 2017, les Français votaient pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Après 5 années de mandat du calamiteux président socialiste François Hollande, au bilan tellement désastreux qu’il n’a même pas osé participer à l’élection pour tenter de se faire réélire, on pouvait penser que cette élection allait donner une très claire majorité à la droite. Il n’en a rien été.

Le candidat arrivé en tête au premier tour est Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires chez Rothschild et Cie, ancien membre du parti socialiste, secrétaire général adjoint du cabinet de l’Elysée de 2012 à 2014, ministre de l’Economie de 2014 à 2016. Avec ce pedigree qui aurait dû le cantonner à 6% des voix, il réussit l’exploit de caracoler en tête avec 24,01%.

On est donc obligé de constater le talent de monsieur Macron. Pas tant celui de ministre, puisque, sauf erreur, son bilan positif se limite à la création de quelques lignes de bus inter-villes, plus ou moins rentables. Plutôt sa faculté à avoir adopté l’idéologie dominante, et à l’avoir associée à son sourire permanent, ce qui lui a attiré la sympathie quelque peu militante des médias dominants. Puis sa posture de « monsieur En-Même-Temps » ; ce tic de langage (il répète très régulièrement cette expression) illustre sa capacité à exprimer des positions divergentes, mais réunifiées par son « en même temps » pour ratisser large.

Cet exploit de monsieur Macron a probablement contribué à maintenir la France à gauche lors de ce premier tour.

L’ensemble des candidats de droite au premier tour a obtenu 48,13% des voix : Marine Le Pen (FN) 21,30%, François Fillon (LR) 20,01%, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) 4,70%, Jean Lassalle (dissident MODEM) 1,21% et François Asselineau (UPR) 0,92%.

L’ensemble des candidats de gauche au premier tour a obtenu 51,87% des voix : Emmanuel Macron (socialiste dissident) 24,01%, Jean-Luc Mélenchon (gauche bolivarienne) 19,58%, Benoît Hamon (PS) 6,36%, Philippe Poutou (NPA, trotskyste) 1,09%, Nathalie Arthaud (LO, trotskyste) 0,64% et Jacques Cheminade 0,18%.

Baisse du niveau

Dans « Le changement de peuple », en marge du sujet principal du livre, Renaud Camus explique la baisse du niveau scolaire en France par l’analyse suivante, qui mérite d’être examinée.

« Les classes dites défavorisées, culturellement, s’exposent à de pareilles surprises et de semblables déceptions lorsque des politiques scolaires démocratiques, voire hyperdémocratiques, permettent à leurs enfants de faire des études précédemment réservées aux classes privilégiées : elles s’avisent à cette occasion que les hautes études et les brillants diplômes c’est aussi beaucoup de travail et d’efforts, une concentration et une détermination qu’elles n’imaginaient pas. Si elles en ont politiquement le pouvoir, ou si quelqu’un qui en a le pouvoir a intérêt à ce qu’elles obtiennent satisfaction (ce qui est généralement le cas, car elles sont les plus nombreuses), elles exigeront et elles obtiendront que ces efforts et ce travail soient indéfiniment réduits : moins d’heures de cours, des journées moins longues, plus de vacances, des cartables plus légers, moins de livres, moins d’autorité, moins de sélection, moins de notes, de meilleures notes, la fin du redoublement, moins de culture générale, plus de réussites aux examens, etc. Ces réformes s’opèrent à grand dommage, il va sans dire, pour la qualité des diplômes, pour leur sens, leur contenu, leur portée et ceux des études elles-mêmes, et pour la situation culturelle globale – y compris bien sûr celle des anciens privilégiés ».

Volée de grain

Allant comme souvent admirer les poules ce matin, et leur ayant jeté quelques grains de blé dans leur volière, je me demandais (question ô combien intéressante) comment les poules pouvaient expliquer cette manne qui leur tombe de temps en temps, un peu comme la pluie.

A ce point de mes réflexions, il m’est apparu que le cerveau des poules devait présenter des similitudes avec celui des électeurs socialistes ; elles croient que le blé tombe du ciel.

Extrême-droite et populismes

Ces dernières années, en Europe, des mouvements étiquetés par les médias dominants comme « populistes », ou « d’extrême-droite », voire même « néo-nazis », ont fortement progressé dans les urnes.

Parfois même, ces mouvements se renvoient entre eux ces étiquettes d’antisémitisme et d’extrémisme, utilisant la propagande des médias de gauche pour se chamailler entre eux. Par exemple, entre le front national français et le UKIP britannique.

Pour le UKIP et le FN, les Français savent qu’aucun des deux n’est un parti néo-nazi. Mais quid de tous les autres mouvements européens ?

On est en effet confrontés à deux attitudes contraires peu satisfaisantes.

La première consiste à croire ce que disent les médias dominants, quand ils qualifient un parti politique d’extrémiste ou de néo-nazi. C’est évidemment impossible. Ces médias eux-mêmes reconnaissent aujourd’hui que le FN n’est pas un parti néo-nazi. Quand ils suggéraient çà, c’était en quelque sorte « pour de faux », comme on dit dans les cours de récréation. Ceci n’empêche certes pas certains hommes politiques, journalistes ou caricaturistes de délirer encore sur le thème du FN néo-nazi ; mais à part quelques intoxiqués qui sont persuadés que le FN va ouvrir des camps de concentration pour y exterminer les juifs, cette accusation stupide a perdu toute crédibilité. Pendant des décennies, nos médias nous ont affirmés que le FN était un parti nazi, ce qui était faux ; pourquoi devrait-on les croire quand ils nous affirment aujourd’hui avec horreur que tel ou tel parti politique étranger serait néo-nazi ?

A contrario, ce n’est pas parce que des médias mentent souvent, qu’ils mentent tout le temps. Quand ils dépeignent un parti comme néo-nazi, il pourrait arriver que ce soit exceptionnellement le cas ! Il y a donc un risque à soutenir par principe un parti qualifié de néo-nazi par les médias, considérant que ceux-ci mentent forcément ; le parti peut réellement être néo-nazi.

Pour les partis les plus puissants et les plus anciens, la propagande politico-médiatique n’a plus d’effet. Par exemple, malgré les hurlements causés par l’élection présidentielle autrichienne, il est incontestable que Norbert Hofer, le candidat du FPO, n’est pas un nazi.

Mais il y a beaucoup de mouvements pour lesquels il n’est pas toujours aisé de se prononcer. Deux critères rendent plus ou moins difficile un état des lieux.

Premièrement, l’âge du parti. Ou plus exactement le temps depuis lequel le parti obtient des scores conséquents aux élections. En effet, plus le parti est implanté fortement depuis longtemps, plus on peut espérer avoir de la documentation contradictoire sur lui, pour pouvoir se forger une opinion.

Secondement, le pays d’implantation du parti, et plus particulièrement sa langue. La documentation en anglais, allemand ou italien sera a priori plus facilement diffusée et exploitée en France que celle en suédois, en grec ou en hongrois.

Il faudra donc encore beaucoup de travail, et de temps, avant de pouvoir dresser un panorama objectif de ces mouvements « populistes » en Europe.

 

 

 

 

Les femmes et les enfants après ?

De nombreux immigrés sont actuellement regroupés en France sur la commune de Calais. Ils s’y agglutinent, dans l’espoir de gagner le Royaume-Uni, qui ne semble pas pressé de leur ouvrir sa frontière. Ils vivent dans un bidonville, appelé la « jungle de Calais ».

Face à cette immigration illégale, le gouvernement a décidé de réagir enfin, pour vider la jungle en moins d’un an. Enfin ! Va-t-il donc enfin procéder à l’expulsion de 10.000 immigrés illégaux de Calais ces prochains mois ?

Que nenni !

Il va en saupoudrer la France entière !

Cette répartition des immigrés illégaux provoque évidemment une opposition forte dans les communes qui vont avoir la chance de bénéficier de cet apport démographique imposé. L’inquiétude est parfois aggravée par le fait que la majorité de ces immigrés sont des hommes seuls ; la crainte de voir augmenter la criminalité, les agressions sexuelles et les viols est aussi présente, renforcée par le comportement connu de certains immigrés en Europe1. Les représentants du gouvernement doivent donc, dans la France entière, essayer de désamorcer l’inquiétude et la colère des populations autochtones.

Cette propagande donne parfois des résultats surprenants.

Par exemple, dans un article de la Provence2, consacré à la conférence de presse du préfet des Alpes de Haute-Provence Bernard Guérin, on peut lire deux arguments contradictoires, assénés à propos de l’installation d’immigrés dans le département.

Le quotidien, en fin d’article, cite le préfet : « C’est une question d’humanité. Il s’agit de personnes vulnérables qui fuient la guerre civile. Leur maintien sur Calais dans des campements de fortune n’était pas possible. Bien sûr que des familles françaises souffrent ou vivent mal. Est-ce que cela doit empêcher la communauté nationale d’accueillir dans des conditions dignes et décentes des gens qui fuient la guerre ?« 

Auparavant, les journalistes écrivaient, reprenant probablement une argumentation préfectorale (mais sans mettre de guillemets) : « S’il ne s’agit que d’hommes, comme certains commentateurs le soulignent, c’est en raison du coût financier de leur passage depuis leur pays d’origine. Seuls les hommes effectuent le voyage avec l’espoir de trouver un travail en Angleterre notamment, pour ensuite envoyer de l’argent à leur famille ».

Deux arguments, sur deux objections différentes, qui peuvent se discuter. Mais mis ensemble dans le même article (espacés tout juste de 4 lignes), ils font éclater de manière époustouflante la malhonnêteté intellectuelle des autorités.

Pour résumer, il faut impérativement accueillir ces immigrés, car leur vie est en danger dans leur pays, à cause de la guerre. Mais ces hommes y ont laissé leurs femmes et leurs enfants, auxquels ils enverront quelques euro un de ces jours. Ces hommes sont « des personnes vulnérables qui fuient la guerre civile », nous assène le préfet ; mais ces hommes vulnérables ont estimé que leur famille n’est pas aussi vulnérable qu’eux sous les bombes….

Les deux journalistes qui signent l’article n’ont apparemment pas perçu la contradiction entre ces deux arguments ; ils n’ont apparemment pas interrogé le préfet sur cette contradiction. Ils se contentent de relayer la propagande immigrationniste préfectorale.

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1- Voir chronique du 2 mars 2016 : « Taharrush gamea ».

2- Tanguy Cohen et Emmanuel Fabre : « Alpes de Haute-Provence : le nombre de migrants accueillis va augmenter », la Provence, 11 octobre 2016 (site Internet).