La date la plus terrible du siècle précédent

Il y a 100 ans, le 7 novembre 1917, le coup d’Etat bolchevique en Russie, appelé « révolution d’octobre », marquait le début de la mise en pratique d’une idéologie meurtrière. Si un siècle plus tard une très grande partie des pays asservis s’est libérée, il reste malheureusement encore quelques pays à souffrir du communisme.

Pour la commémoration de ce centenaire, les télévisions ont été très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire ! Un siècle de massacres communistes, il y avait quand même de quoi diffuser quelques documentaires……. Et rien là-dessus. Rien……

Dominant et majoritaire

Il y a un an ou deux, j’ai souvent entendu dans les médias le discours suivant, à l’encontre des conservateurs, des nationaux, des identitaires ou des souverainistes, comme par exemple Eric Zemmour ; on les accusait de se « victimiser », de se prétendre victime d’un « discours dominant », d’un politiquement correct, alors que leurs livres se vendaient extrêmement bien, et qu’ils étaient massivement soutenus par la population, et que c’étaient donc eux le « discours dominant ».

J’avais prévu de rédiger quelques lignes pour expliquer que le fait que des idées soient massivement partagées et soutenues dans le pays était différent du fait que les médias étaient soumis aux idées contraires, et qu’il était assez malhonnête pour des gens du « système » de se prétendre contre le « système », de se prétendre mal-aimés par le « système », sous prétexte que leurs livres se vendent mal ou qu’ils ne sont pas aimés par la population, alors qu’ils sont précisément le « système ».

Mais Eric Zemmour m’avait devancé, et expliqué çà avant moi, et probablement mieux que je ne saurais le faire. J’avais en conséquence décidé de renoncer à mon projet, et de le remplacer par les explications de Zemmour.

Ce que je vais donc faire aujourd’hui, certes avec grand retard. Mais les idées et mises au point intéressantes restent intéressantes, même quelques années plus tard.

En février 2016, Eric Zemmour et Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, débattaient sur BFMTV. La présentatrice commence par comparer les ventes du dernier livre de Zemmour (plus de 500.000 exemplaires pour « Le suicide français1« ) et de celui de Cambadélis (moins de 500 exemplaires), puis explique que Cambadélis évoque la « zemmourisation de la société française » et considère qu’Eric Zemmour et le « bloc réactionnaire » ont gagné la bataille des idées.

Eric Zemmour explique ensuite :

« Monsieur Cambadélis distingue, et fait semblant de confondre, parce qu’en fait il sait bien que ce n’est pas la même chose, idéologie majoritaire et idéologie dominante. L’idéologie dominante, c’est l’idéologie des élites, c’est-à-dire des politiques, des médias, des patrons, qui est diffusée largement et qui domine la société. Et cette idéologie dominante (…), elle est née dans les années 50-60 dans la tête de grands intellectuels français, les Foucault, Deleuze et compagnie, elle est passée par les universités américaines, les fameux campus des années 60, et elle a un principe : la déconstruction. C’est-à-dire que rien n’est naturel, rien n’existe, tout est une construction artificielle, sociale ; tout peut donc être déconstruit ; c’est-à-dire qu’il n’y a plus de nation, il n’y a plus de famille, il n’y a plus rien ; et même le sexe n’existe pas ; çà, c’est l’idéologie de la gauche depuis les années 60, çà c’est l’idéologie dominante. Maintenant, (…) il y a une idéologie majoritaire, c’est-à-dire que la majorité du peuple est en révolte contre votre idéologie dominante, et quand elle achète mon livre, c’est une manière de se révolter contre votre idéologie dominante qui domine dans les médias, dans les cercles politiques, dans les cercles universitaires, dans les cercles patronaux. C’est çà la différence ».

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1- Voir chronique du 3 mai 2015 : « Eric Zemmour : le suicide français ».

Superbe nom pour une voiture

Il y a quelques mois, j’ai vu des publicités télévisées pour une nouvelle voiture, de marque Audi me semble-t-il. Cette voiture, c’est l’e-tron ; apparemment, personne chez Audi France n’avait un vocabulaire suffisamment développé en français pour réaliser que c’était un nom un peu bizarre.

En tous cas, même plus besoin de se fatiguer pour chercher des jeux de mots. Audi nous propose une voiture dont il suffit de prononcer le nom pour provoquer l’hilarité…..

Viande de luxe

Dans les grandes surfaces commerciales, il est d’usage de mettre des antivols sur certains produits : les vêtements par exemple. Les petites boîtes de lames de rasoir sont quant à elles mises dans des boîtes en plastique transparent très rigide, dans lesquelles un dispositif antivol est incorporé ; lors du passage en caisse pour le paiement, la caissière enlève l’antivol. La raison de ce traitement particulier est sans doute que les lames de rasoir sont à la fois chères, et dans un petit paquet, donc facile à dissimuler, ce qui en fait apparemment un objet de convoitise pour les voleurs.

Cet été pour la première fois, dans le supermarché dans lequel je faisais mes courses à Wasquehal près de Lille, j’ai vu que la viande de bœuf était désormais dans des boîtes antivol du même type que pour les lames de rasoir, mais évidemment en plus grand.

C’est à des petits détails comme çà qu’on voit que la situation s’améliore en France…..

Le brouillard et le flou

La majorité présidentielle à l’assemblée nationale est très confortable1 (addition des députés de LREM et du MODEM).

Cette majorité va néanmoins au-delà de ces chiffres.

Certains hommes politiques de droite ont franchi le pas et sont passés à gauche avant les élections législatives. Anciennement LR, trois d’entre eux sont entrés au gouvernement : Edouard Philippe, député-maire du Havre (Seine-Maritime), devint premier ministre ; Bruno Le Maire, député de l’Eure, devint ministre de l’économie ; Gerald Darmanin, maire de Tourcoing (Nord), devint ministre « de l’action et des comptes publics ».

Les députés UDI et certains députés LR ont créé un groupe à l’assemblée nationale, qu’ils ont appelé les « constructifs ». Une partie d’entre eux a voté la confiance au gouvernement, mais beaucoup se sont réfugiés dans l’abstention. Le début de la dérive à gauche et d’un positionnement plus ou moins partiel dans la majorité présidentielle.

Du côté des LR non-constructifs, les députés restent à droite et dans l’opposition. Une partie des députés LR a voté contre la confiance au gouvernement, mais la majorité d’entre eux a préféré l’abstention. Confrontée à une opposition LR qui n’a apparemment pas d’opinion sur la politique gouvernementale et qui s’abstient sur le vote de confiance, la majorité présidentielle doit pour l’instant être assez optimiste…

Ce développement de la constructivité se répandra-t-il partout ? Au conseil de Paris, une petite partie des conseillers municipaux LR ont eux aussi créé un groupe « constructif ».

Tout çà n’est quand même pas très clair. Et de l’autre côté, chez les socialistes, ce n’est pas très limpide non plus.

Il ne reste plus qu’à attendre que tout çà se décante un peu pour y voir plus clair.

Ce bazar actuel aura peut-être un léger effet positif. Si certains élus de droite sont en train d’enfin se rendre compte qu’ils sont en fait de gauche, et qu’ils passent à gauche, leur départ aura peut-être pour conséquence de dégauchiser un peu la droite…

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1- Voir chronique du 5 juillet 2017 : « Dans la foulée ».

Le front fait du surplace

Le front national obtient 13,20% des voix au premier tour des élections législatives et fait élire 8 députés. C’est une nette progression par rapport à 2012 (2 députés), et son plus grand nombre de députés jamais obtenu au scrutin majoritaire. En 1986, le FN avait certes obtenu 35 députés, mais avec un mode de scrutin différent (proportionnelle départementale).

4 de ces 8 députés ont été élus dans le département du Pas-de-Calais, dans le bassin minier, dans les circonscriptions autour de la ville d’Hénin-Beaumont, qui a élu un maire FN en 2014 : Marine Le Pen, Bruno Bilde, José Evrard et Ludovic Pajot, benjamin de l’assemblée. Sébastien Chenu est élu dans le département du Nord. Gilbert Collard est réélu dans le Gard. Louis Aliot est élu dans les Pyrénées-Orientales et Emmanuelle Ménard dans l’Hérault.

Mais ce relatif succès en nombre d’élus masque un score électoral décevant : 13,20% en 2017 contre 13,60% aux législatives de 2012. Et des scores nettement plus élevés entre ces deux dates :

– européennes de 2014 (24,86%) ;

– départementales de mars 2015 (25,24% au premier tour) ;

– régionales de décembre 2015 (27,73% au premier tour et 27,10% au second).

– présidentielle de 2017 ((21,30% au premier tour et 33,90% au second).

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