Le sénat est resté républicain

 

Le sénat américain sortant, constitué de 100 sénateurs, était à majorité républicaine1 : 54 sénateurs républicains, 44 démocrates et 2 indépendants proches des démocrates. Le sénat étant renouvelé par tiers tous les 2 ans, 34 sièges étaient renouvelés cette année, majoritairement républicains (24 républicains, 10 démocrates).

Le mode d’élection des sénateurs et des membres de la chambre des représentants est le scrutin majoritaire à un tour (8 novembre 2016). A l’exception de la Louisiane, où le second tour était organisé le 10 décembre 2016.

Les républicains conservent leur majorité au sénat, mais y perdent 2 sièges (Illinois et New Hampshire) ; ils sont désormais 52 républicains au sénat.

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1- Voir chroniques du 13 novembre 2014 : « Les républicains ont conquis le sénat » ; et du 10 décembre 2014 : « Election sénatoriale en Louisiane »

 

 

 

 

Il ne pouvait pas gagner

 

Depuis le début de la campagne Trump, les médias français nous ont quasi unanimement martelé que Donald Trump ne pouvait évidemment pas gagner cette élection.

Au tout début de la primaire républicaine pour désigner le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, on nous a d’abord dit que Trump n’était qu’un clown, et qu’il se dégonflerait au début de la course ; puis il a gagné quelques Etats. On nous a alors dit que çà ne durerait pas ; mais ses 16 concurrents républicains abandonnaient la course les uns après les autres ; et Trump était en tête. Puis on nous a dit que les concurrents résiduels allaient s’allier contre lui, et qu’il n’obtiendrait pas la majorité des délégués nécessaires à sa nomination à la candidature républicaine ; il l’a obtenue. Puis que la convention républicaine refuserait de le désigner, et trouverait un autre candidat pour affronter Hillary Clinton ; mais il a été désigné. Maintenant qu’il était le candidat républicain, il allait évidemment perdre l’élection, et le parti républicain serait en lambeaux ; les démocrates n’avaient plus de soucis à se faire pour l’élection présidentielle ; ils pouvaient se consacrer à reconquérir le sénat, ce qui était à leur portée ; les trois débats entre Trump et Clinton ont été présentés comme gagnés par Clinton haut la main.

Puis les Américains ont voté.

En début de soirée électorale, nos médias étaient prêts à fêter la victoire triomphante d’Hillary Clinton. Puis ils furent un peu déçus ; oh non, Trump n’allait pas gagner, rassurez-vous ; mais la victoire de Clinton sera plus serrée que prévu.

Et finalement Trump a gagné, et le congrès est resté républicain……

 

 

 

 

Trump a gagné

 

Le 8 novembre 2016 avaient lieu les élections américaines, dont celle du président. Les électeurs américains élisent des grands électeurs par Etats, qui éliront ensuite le président ; à l’exception de deux Etats (Maine et Nebraska), le candidat arrivé en tête dans l’Etat rafle tous les grands électeurs de l’Etat. Le nombre des grands électeurs attribués à chaque Etat dépend de sa population. Certains ont donc un nombre important de grands électeurs : la Californie en a 55, le Texas 38, l’Etat de New York et la Floride 29. Dans les Etats les moins peuplés, on trouve l’Alaska, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Delaware, le Montana, le Vermont et le Wyoming, qui ont chacun 3 grands électeurs.

Le ticket républicain (Trump et Pence) a gagné l’élection contre la candidate démocrate Hillary Clinton.

Un mois après l’élection, on n’a toujours pas de résultats définitifs, et des recomptages sont en cours dans certains Etats.

D’après les résultats provisoires, Donald Trump a obtenu moins de voix qu’Hillary Clinton (46,1% contre 48%) ; mais il a obtenu plus de grands électeurs que sa concurrente (306 contre 232).

Par rapport à 2012, Donald Trump fait basculer 6 Etats dans le camp républicain : la Floride, l’Iowa, le Wisconsin, le Michigan, l’Ohio et la Pennsylvanie.

Donald Trump obtient son meilleur résultat en Virginie occidentale (68,6%) et obtient entre 60% et 68% des voix dans le Wyoming, l’Oklahoma, le Dakota du Nord, le Kentucky, l’Alabama, le Dakota du Sud, le Tennessee et l’Arkansas. Hillary Clinton obtient son meilleur résultat dans le district de Columbia, c’est-à-dire la capitale Washington (90,5%) ; elle obtient entre 60% et 62% des voix en Californie, à Hawaï, dans le Massachusetts et dans le Maryland. En l’état actuel des décomptes, les Etats au résultat le plus serré sont le Michigan (47,50% pour Trump et 47,27% pour Clinton) et le New Hampshire (46,98% pour Clinton et 46,61% pour Trump).

Les grands électeurs se réuniront le 19 décembre 2016 pour élire le président pour un mandat de 4 ans.

 

 

 

 

Petite baisse du FPO

 

Le second tour de l’élection présidentielle autrichienne1 donnait, le 20 mai 2016, 50,35% des voix au candidat écologiste Alexander van der Bellen, contre 49,65% à Norbert Hofer, candidat du FPO (parti de la liberté d’Autriche).

Le 1er juillet 2016, le tribunal constitutionnel autrichien annulait le second tour de l’élection, en raison d’irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. Le second tour devait être rejoué le 2 octobre 2016.

Ce nouveau vote a été repoussé au 4 décembre 2016, à cause du matériel électoral défectueux (colle des enveloppes pas assez collante).

Ce nouveau scrutin a donné une victoire nette au candidat écologiste. Les résultats définitifs, incluant les votes par correspondance, donnent cette fois-ci 53,8% à Alexander van der Bellen et 46,2% à Norbert Hofer.

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1- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche ».

 

 

 

Vaguelette rose près de la Mer noire

 

Deux seconds tour d’élection présidentielle étaient organisés le 13 novembre 2016, en Bulgarie et en Moldavie.

En Bulgarie, le général Roumen Radev, soutenu par les ex-communistes du parti socialiste bulgare, devient président en remportant 59,35% des suffrages.

En Moldavie, Igor Dodon (parti des socialistes de la république de Moldavie) a remporté l’élection avec 52,18% des voix.

Les deux nouveaux présidents sont considérés comme opposés à l’Union européenne, et favorables à un rapprochement avec la Russie.

 

Fabien Jacq

 

Vendredi 4 novembre 2016, en début d’après-midi, un convoi de ravitaillement français quittait la base de Kidal au Mali. Après une quarantaine de kilomètres, deux VAB1 étaient touchés par une explosion. Deux militaires français ont été blessés. L’un d’eux, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq, est mort quelques heures plus tard.

Né à Trappes en 1988, le maréchal des logis-chef Jacq était affecté au 515ème RT2 ; après une première mission au Mali de mai à novembre 2013, il était reparti au Mali le 7 octobre 2016, en tant que sous-officier adjoint d’un peloton de circulation et d’escorte.

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1- VAB : Véhicule de l’Avant Blindé.

2- 515ème RT : 515ème Régiment du Train.

 

 

 

Pour une charte des 5 refus

 

Comment clarifier les positions des mouvements européens classés comme « populistes » ou « d’extrême-droite » ?

Une première étape serait de définir quelques critères minimaux, en vue d’une alliance.

A ce titre, je propose une charte des 5 refus qui pourrait être signée par les mouvements européens de droite nationale :

  • refus du communisme

  • refus du national-socialisme

  • refus de l’islamisation

  • refus d’une immigration de peuplement en Europe

  • refus du fédéralisme européen