Un marteau pour la bibliothèque

Depuis quelques mois, j’ai pu constater la présence d’agents de sécurité à la bibliothèque municipale de Roubaix.

Le quotidien régional la Voix du Nord peut aider à comprendre ce déploiement. « Depuis plusieurs mois, c’est de toute évidence devenu un point de convergence pour des jeunes, qui en dehors des heures de classe n’ont pas pour but de consulter des ouvrages », explique le quotidien1, qui raconte que le 22 mars après-midi, la police municipale a confisqué dans la bibliothèque un marteau qui allait servir à des « jeunes » pour régler des comptes dans le bâtiment.

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1- Marc Grosclaude : « L’altercation entre jeunes à la médiathèque allait se jouer à coups de marteau », la Voix du Nord, 23 mars 2017.

De la convivialité dans les bibliothèques

Cette décennie, j’ai fréquenté la bibliothèque municipale de Roubaix ; pendant un an, j’ai aussi eu l’occasion de me rendre à celle de Versailles.

Les deux bibliothèques n’offrent pas les mêmes conditions.

Pas du point de vue matériel ; ces deux institutions ont une surface importante, et un catalogue très conséquent.

En revanche, pour les conditions de travail, c’est très différent.

Un exemple très simple pour comparer. Lorsque je lis un journal ou une revue, si je trouve un article intéressant, j’en prends parfois une photographie numérique pour le relire ou l’exploiter chez moi ultérieurement. Quand on utilise un appareil photographique, çà fait toujours un peu de bruit. A Versailles, la bibliothèque fermait le samedi à 18h00. Une dizaine de minutes avant, une musique d’ambiance était diffusée, afin de prévenir en douceur qu’il était temps de se préparer à partir, de faire enregistrer à l’accueil les ouvrages que l’on souhaite emprunter. Ce n’est qu’à partir du début de cette musique que j’osais photographier ; le reste du temps, j’aurais eu l’impression de déranger les autres usagers. A Roubaix, pas de tel scrupule ! Le bruit est tellement important dans la bibliothèque, que je peux utiliser mon appareil photographique n’importe quand, sans que cela ne se remarque.

Une caractéristique de la bibliothèque municipale de Roubaix est que l’on y vient pour beaucoup d’autres choses que pour lire, contrairement à Versailles. Les « jeunes » affalés sur les fauteuils en bout des rayonnages, les mains dans les poches de leur pantalon de survêtement en train de se gratter les couilles le regard particulièrement intelligent, ne me demandez pas ce qu’ils font à la bibliothèque ; il est en tous cas hautement improbable qu’ils y aient jamais emprunté un livre. La présence dans ces fauteuils est exclusivement masculine. En revanche, les chaises autour des tables sont utilisées par une population mixte, qui utilise parfois livres et revues ; contrairement à Versailles, c’est beaucoup plus convivial ; boisson et nourriture permettent de passer un bon moment ; quand vous vous installez à une table, vous pouvez ainsi avoir la chance de devoir d’abord pousser un tas d’immondices pour dégager l’espace, à moins que de la compote de pommes sur la table ne vous incite plutôt à essayer d’en trouver une autre. Le côté convivial de Roubaix, c’est aussi que lorsque vous empruntez une revue, vous pouvez connaître le menu des précédents lecteurs, notamment en fonctions des miettes et des corps gras que vous y retrouvez. Au moins dans cette chronique, on ne pourra pas me taxer d’islamophobie ; en effet, en tant qu’utilisateur de la bibliothèque municipale de Roubaix, je suis très content en période de ramadan….

Avant de clore cette chronique, je voudrais contester par avance une remarque qui ne manquera pas d’être faite par certains, surtout d’ailleurs par des gens de gauche. Ils estimeront que cette différence est normale, car Versailles est une ville « bourgeoise » et riche, et Roubaix une ville « populaire » et pauvre ; cette explication me paraît non seulement fausse, mais en plus très insultante. Non ; le peuple français, les pauvres ne sont pas forcément impolis. Non ; ce n’est une caractéristique ni du peuple français ni des pauvres de forcément laisser des miettes de biscuit ou de la mayonnaise dans les revues.

Remontée des conservateurs en Autriche

Suite à la rupture de la coalition gouvernementale entre les conservateurs de l’OVP et les sociaux-démocrates du SPO, des élections anticipées étaient organisées en Autriche le 15 octobre 2017.

L’élection présidentielle de 2016 avait été marquée par l’élimination du SPO et de l’OVP à l’issue du premier tour1, où ils avaient chacun obtenu un score de 11% ; le second tour avait été remporté à deux reprises2 par le candidat écologiste contre le candidat du FPO.

Les élections législatives d’octobre 2017 ont été marquées par des scores plus habituels des principaux partis autrichiens.

L’OVP arrive en tête du scrutin, en progressant très fortement par rapport aux législatives de 2013, en passant de 23,99% (47 sièges) en 2013 à 31,47% (62 sièges) en 2017.

Le SPO régresse de la première place en 2013 à la deuxième place en 2017, bien que son résultat soit resté stable (26,82% en 2013 et 26,86% en 2017, avec 52 députés dans les deux cas).

Le FPO progresse notablement, passant de 20,55% et 40 députés en 2013, à 25,97% et 51 députés en 2017. Le FPO reste néanmoins légèrement en-deçà de son record de 1999 : 26,91% et 52 députés. Si ce score du FPO est indéniablement un succès, le rapprochant de ses meilleurs résultats, il faut néanmoins noter qu’il n’y a pas de progression de la droite nationale par rapport à 2013. En effet, le FPO progresse de 20,55% à 25,97%. Mais il ne subit pas en 2017 la concurrence du BZO3 ni du TS, qui ne présentaient pas de candidats ; en 2013, le BZO avait obtenu 3,53%, et le TS 5,74% (11 députés). Les suffrages de ces deux partis semblent s’être globalement reportés sur le FPO. Par exemple,dans la province de Carinthie, où le BZO avait son meilleur score national en 2013 (10,8%) et où le TS recueillait 6,9% des voix, le FPO passe de 17,9% à 31,75%.

Enfin, les Verts s’effondrent, passant de 12,42% à 3,80% ; étant en-dessous de la barre des 4%, ils perdent leurs 24 sièges de députés obtenus en 2013. Ils ont notamment probablement souffert de la présence d’une liste écologiste dissidente, la liste Peter Pilz, qui, avec 4,41%, obtient 8 sièges.

Les seuls vrais gagnants du scrutin sont donc les conservateurs de l’OVP.

L’OVP est en cours de discussion avec le FPO pour constituer une coalition de gouvernement.

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1- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche ».

2- Voir chronique du 6 décembre 2016 : « Petite baisse du FPO ».

3- Voir chronique du 29 mai 2016 : « Forte poussée du FPO ».

Quand arrivent les problèmes

Il y a longtemps, en 1975, le chanteur d’extrême-gauche Renaud Séchan déclamait dans la chanson « Hexagone » ce qu’il pensait de la France et de la police, avec une poésie, une finesse et une rebellitude qui faisaient, et font encore, se pâmer d’admiration et d’idolâtrie le monde médiatique (y compris Eric Zemmour même) :

« La France est un pays de flics,

À tous les coins de rue y en a cent,

Pour faire régner l’ordre public

Ils assassinent impunément. »

Lorsqu’il ne chantait pas, dans son style de petit bourgeois singeant le prolétaire, Renaud utilisait sa plume pour Charlie-Hebdo.

Puis il disparut brièvement de la vie publique, probablement trop occupé à ingurgiter assidûment le contenu de nombreuses bouteilles.

Après l’assassinat de ses copains de Charlie-Hebdo, il est sorti de sa léthargie, et nous est revenu avec une nouvelle chanson : « J’ai embrassé un flic ». Mais apparemment quand même sans renier « Hexagone ».

Dans « l’enfant du flic », Jean-Pax Méfret parlait lui aussi de la police et de l’armée en 1982, ou plus exactement du sort de leurs enfants, face aux anti-flics et aux antimilitaristes. Et c’était pour les défendre.

En juin 2016, après l’assassinat de deux policiers à Magnanville1, le chanteur Renaud est passé au poste de police municipale de l’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, pour offrir des fleurs aux policiers2. Pas rancuniers semble-t-il, les policiers de la ville ont accepté les fleurs ; pourquoi pas ? Beaucoup moins glorieux pour les policiers en revanche : ils ont posé avec le chanteur d’extrême-gauche, pour une photo donnée à la presse. Et on peut se demander s’ils auraient accepté de poser avec Jean-Pax Méfret ; pas sûr. C’est en effet une grande tradition des institutions de se trouver honorées lorsqu’un gauchiste qui dégueule habituellement sur elles accepte de faire une pause ; en revanche, ces mêmes institutions ne veulent souvent pas s’afficher avec des gens de droite qui les défendent….

Mais après tout, le chanteur Renaud en parlait déjà dans sa chanson « Où c’est qu’ j’ai mis mon flingue ? », en 1980 :

« Y a même des flics qui me saluent

Qui veulent que je signe dans leurs calots

Moi je crache dedans, et je crie bien haut

Que le bleu marine me fait gerber »

Renaud n’a, semble-t-il, toujours pas renié cette chanson non plus. Il pourrait peut-être la dédicacer aux policiers vauclusiens…..

Mais comme aujourd’hui, il a quand même « embrassé un flic » après l’assassinat de ses potes, il est impossible de conclure cette chronique sans citer « l’enfant du flic » de Jean-Pax Méfret, dont les paroles s’appliquent finalement particulièrement bien, une trentaine d’années plus tard, au chanteur Renaud. L’enfant du flic, donc :

« A la télé, dans les journaux,

Son père est traité de facho.

Mais dès qu’il arrive un problème,

C’est le flic, le soldat qu’on aime. »

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1- Voir chronique du 20 juin 2016 : « Les étincelles du ramadan ».

2- « Quand Renaud offre des fleurs aux policiers », le Dauphiné, 15 juin 2016, article non-signé, (site Internet).

Tout le monde déteste la police

A en croire les médias, la police n’était pas très aimée en France. Toujours à les en croire, après les attaques terroristes de janvier 2015, notamment contre le magazine ordurier Charlie-Hebdo, la population s’est mise à aimer la police, même si depuis, ce soutien et cet amour ont un peu baissé. Les articles et sujets de journaux télévisés sont innombrables, qui soit assènent spécifiquement cette thèse, soit mentionnent cette thèse comme une évidence, lors du traitement d’un autre sujet.

Il ne me semble pas que ce soit exact. En fait, ce que décrivent les médias, ce n’est pas l’évolution des sentiments de la population envers la police ; c’est l’évolution des sentiments du monde médiatique (journalistes, animateurs et « artistes »).

Avant janvier 2015, la majorité de la population soutenait la police. A l’exception du monde médiatique, de l’extrême-gauche et d’une partie de la gauche, et des délinquants, en particulier dans les quartiers à forte délinquance et forte population étrangère ou d’origine étrangère, appelés « quartiers ».

En 2015, la population a continué à aimer sa police. L’extrême-gauche a continué à défiler en scandant « tout le monde déteste la police ». Les « quartiers » ne se sont pas mis à aimer la police. Seul le monde médiatique a changé partiellement. Quand des terroristes tuaient un général français ou le PDG de Renault, rafalaient dans un restaurant juif à Paris, ou mettaient des bombes dans le métro parisien, çà n’était pas de nature à provoquer un regain d’amour pour les forces de l’ordre dans le monde médiatique ; mais quand en 2015, des terroristes ont tué leurs copains, des journalistes ou caricaturistes d’extrême-gauche, alors les membres de la classe médiatique ont brusquement commencé à trouver les policiers un peu plus sympathiques.

En fait, cette prétendue évolution du sentiment général face à la police est symptomatique d’une tare des médias français ; ils sont convaincus que ce qu’ils pensent ou ressentent est forcément pensé ou ressenti par la population.

La droite se maintient en Norvège

Le 11 septembre 2017, les Norvégiens étaient appelés aux urnes pour leurs élections législatives.

La gauche a progressé par rapport aux précédentes élections en 2013. Le premier parti du pays est certes en baisse : le parti travailliste passe de 30,8% en 2013 à 27,4% en 2017, et tombe de 55 à 49 députés. Mais les autres partis de l’opposition de gauche progressent : le parti du centre passe de 10 à 19 députés, le parti socialiste de gauche passe de 7 à 11 députés, et les communistes du parti Rouge, créé en 2007, entrent au parlement avec 2,4% des voix et 1 siège.

La coalition de droite au pouvoir, bien qu’en baisse de 8 sièges par rapport à la précédente élection, conserve la majorité absolue à 88 sièges sur 169, contre 81 sièges à l’opposition de gauche.

Chacun des partis de la coalition de droite est en légère baisse : le parti conservateur du premier ministre Madame Erna Solberg, le parti du progrès, le parti libéral et le parti populaire chrétien. En 2013 comme en 2017, le parti conservateur et le parti du progrès forment le gouvernement ; le parti libéral et le parti populaire chrétien soutiennent le gouvernement sans y participer.

Parti de droite nationale norvégien créé en 1973, le parti du progrès a obtenu entre 2% et 5% des voix entre 1973 et 1985. Aux élections législatives de 1989, il devient le 3ème parti norvégien, avec 13% des voix et 22 députés. Après une baisse aux législatives de 1993 (6,3% et 10 députés), il repart à la hausse en devenant le deuxième parti norvégien en 1997 (15,3% et 25 députés). Il repasse à la 3ème position en 2001 (14,6% et 26 sièges). Il culmine aux législatives de 2005 (22,1% et 38 députés) et 2009 (22,9% et 41 députés), se hissant à nouveau à la deuxième place lors de ces deux élections (l’assemblée norvégienne comptait 165 sièges de 1989 à 2005, et en compte 169 depuis 2005). En 2013 et 2017, le parti du progrès baisse : 16,3% et 29 députés en 2013 ; 15,2% et 27 députés en 2017 ; il est relégué en troisième position par la montée du parti conservateur. Mais ce recul est compensé par l’entrée du parti du progrès dans la coalition de droite, et au gouvernement en 2013 ; le parti du progrès se voit attribuer en 2013 sept ministères sur 18, dont le ministère des finances (Madame Siv Jensen) et celui de la justice ; fin 2015, le gouvernement passe à 19 ministères, et le parti du progrès a désormais un huitième ministère, celui de l’immigration et de l’intégration. Ce nouveau ministère est attribué à Sylvi Lysthaug, ministre de l’agriculture dans le précédent gouvernement. Après les élections de septembre 2017, la répartition des ministères entre les partis reste identique.

Des communes sans racines

Comme Boischampré, certaines nouvelles communes ont tout effacé de l’histoire des anciennes communes, en se cantonnant à des noms géographiques sans âme (vallée, lac,…)

La commune de Val-en-Vignes, créée en 2017 dans les Deux-Sèvres, fait tellement dans l’originalité qu’elle prend quasiment le même nom que s’était donné en 2016 la nouvelle commune de Val-des-Vignes, en Charente.

Que penser du nom d’Eole-en-Beauce, qui efface et remplace en 2016 quelques communes d’Eure-et-Loir ?

Et Bourgvallées, dans la Manche ?

Et Entrelacs, en Savoie ?

Les-Premiers-Sapins, dans le Doubs ?

La palme du ridicule revient probablement en 2016 à Capavenir-Vosges. Capavenir-Vosges, c’est un nom de commune ? On dirait le nom d’un contrat d’assurance-vie d’une banque régionale ou d’un magasin d’électroménager des années 60 ! D’autres, comme les conseillers municipaux FN de Thaon-les-Vosges (une des communes fusionnées), y voient1 « un nom de centre commercial sans âme qui nous fait perdre notre identité ». Il est probable que ceux qui ont choisi ce nom ringard et sans âme pensaient probablement être à la pointe de la modernité……

Où sont donc passées la fierté, l’estime de soi de ces villageois qui acceptent sans broncher que disparaissent les noms de leurs communes, héritage de dizaines de générations de paysans et d’artisans, remplacés par des noms qui évoquent des marques de lessive ou de yaourt, voire des noms de compagnies d’assurance ?

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1- Tribune libre dans le bulletin municipal de Capavenir-Vosges d’avril 2016.

Déchristianisation toponymique

Ces dernières années, beaucoup de communes se sont regroupées en France, notamment sous la menace de sanctions financières de l’Etat.

Les noms des nouvelles communes sont parfois déconnectés de leur histoire et de leurs racines ; j’ai déjà évoqué la commune nouvelle de Boischampré1.

Mais une autre conséquence de ces regroupement, volontaire ou non, a aussi été la disparition de beaucoup de toponymes chrétiens.

Dans le tableau suivant, j’ai établi quelques statistiques à ce sujet. L’expression « communes regroupées » désigne les anciennes communes ; l’expression « communes nouvelles » désigne les communes obtenues par regroupement des anciennes. Ainsi, si l’on prend l’année 2015, 89 communes ont disparu (113 moins 24).

Années

2015

2016

2017

Total 2015-2017

Communes nouvelles

24

325

182

531

Communes regroupées

113

1111

576

1800

Nombre de noms de communes comportant une référence chrétienne supprimés

30

155

79

264

Nombre de nouvelles communes, qui regroupent des communes dont au moins une avait un nom comportant une référence chrétienne, et dont le nom ne comporte pas de référence chrétienne

11

102

55

168

Nombre de nouvelles communes, qui regroupent des communes dont au moins une avait un nom comportant une référence chrétienne, et dont le nom comporte une référence chrétienne

4

29

18

51

Nombre de nouvelles communes, qui regroupent des communes dont aucune n’avait un nom comportant une référence chrétienne, et dont le nom comporte une référence chrétienne

0

2

1

3

Si l’on examine l’année 2015, 24 communes regroupées ont été créées. Ces regroupements ont conduit à la disparition de 30 communes ayant un nom religieux, qui sont détaillées ci-après (pour chaque nouvelle commune, ne sont inscrites ensuite que les communes supprimées comportant une référence chrétienne).

La commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de la Chapelle-du-Genêt, de Saint-Philbert-en-Mauges et de Villedieu-la-Blouère.

La commune nouvelle de Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de la Chapelle-Rousselin, de Sainte-Christine, de Saint-Georges-des-Gardes et de Saint-Lézin.

La commune nouvelle de Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de la Chapelle-Saint-Florent, de Saint-Florent-le-Vieil, de Saint-Laurent-de-la-Plaine et de Saint-Laurent-du-Mottay.

La commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de Saint-Pierre-Montlimart, de Saint-Quentin-en-Mauges, de Saint-Rémy-en-Mauges et de la Salle-et-Chapelle-Aubry.

La commune nouvelle d’Orée d’Anjou (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de Saint-Christophe-la-Couperie, de Saint-Laurent-des-Autels et de Saint-Sauveur-de-Landemont.

La commune nouvelle de Sèvremoine (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de Saint-André-de-la-Marche, de Saint-Crespin-sur-Moine, de Saint-Germain-sur-Moine et de Saint-Macaire-en-Mauges.

La commune nouvelle de Val-du-Layon (Maine-et-Loire) a fait disparaître les communes de Saint-Aubin-de-Luigné et de Saint-Lambert-du-Lattay.

La commune nouvelle de Boischampré (Orne) a fait disparaître les communes de Saint-Christophe-le-Jajolet et de Saint-Loyer-des-Champs.

La commune nouvelle de Tinchebray-Bocage (Orne) a fait disparaître les communes de Saint-Cornier-des-Landes et de Saint-Jean-des-Bois.

La commune nouvelle de Vaugneray (Rhône) a fait disparaître la commune de Saint-Laurent-de-Vaux.

La commune nouvelle de Villeneuve-en-Perseigne (Sarthe) a fait disparaître la commune de Saint-Rigomer-des-Bois.

Vu le nombre de communes concernées en 2016 et 2017, il serait fastidieux d’en dresser ici une liste exhaustive (voir chiffres dans le tableau précédent).

Sur 3 ans, de 2015 à 2017, 264 communes au nom comportant une référence chrétienne ont disparu. Sur cette période, 168 nouvelles communes, qui regroupaient des communes dont au moins une avait un nom comportant une référence chrétienne, ont été créées avec un nom qui ne comporte pas de référence chrétienne.

Cette disparition de toponymes chrétiens n’est pas systématiquement voulue.

D’abord, le regroupement implique nécessairement des disparitions de communes et de toponymes.

Ensuite, le choix logique de désignation du nouveau nom impliquait parfois que la commune nouvelle ne comporte pas ce type de références.

Prenons l’exemple de Chemillé-en-Anjou, obtenue par le regroupement de 12 communes en 2015 ; en 2013, Chemillé avait déjà été fusionnée avec la commune de Melay. Le tableau ci-après donne la population des 13 communes.

Commune

Population (2013)

Chanzeaux

1177

La Chapelle-Rousselin

778

Chemillé

8822

Cossé-d’Anjou

430

La Jumellière

1419

Melay

1608

Neuvy-en-Mauges

802

Sainte-Christine

813

Saint-Georges-des-Gardes

1616

Saint-Lézin

777

La-Salle-de-Vihiers

1036

La Tourlandry

1344

Valanjou

2290

Au vu de la population de chaque commune initiale, il n’est pas illogique que la commune nouvelle s’appelle Chemillé.

Il y a en revanche des cas où, bien que toutes les communes comportaient une référence chrétienne, la commune nouvelle n’en comporte plus. Par exemple, en 2015, la création de la commune de Val-du-Layon (Maine-et-Loire) par regroupement de 2 communes : Saint-Aubin-de-Luigné et Saint-Lambert-du-Lattay. En 2016, dans le Lot, les communes de Saint-Cernin et Saint-Martin-de-Vers ont été regroupées sous le nom des-Pechs-du-Vers ; en Lozère, les communes de Saint-Andéol-de-Clerguemort et de Saint-Frézal-de-Ventalon ont été regroupées sous le nom de Ventalon-en-Cevennes ; toujours en Lozère, les communes de Saint-Julien-d’Arpaon et de Saint-Laurent-de-Trèves ont été regroupées sous le nom de Cans-et-Cevennes ; dans l’Yonne, les communes de Saint-Aubin-Château-Neuf et de Saint-Martin-sur-Ocre ont été regroupées sous le nom du-Val-d’Ocre.

Dans 3 rares cas cependant, la nouvelle commune a pris un nom comportant une référence chrétienne, alors que ce n’était le cas d’aucune commune initiale : il s’agit de Saint-Augustin (Pas-de-Calais) et de Saint-Martin-de-l’If (Seine-Maritime) créées en 2016, et de Saint-Martin-la-Pallu (Vienne) créée en 2017. Saint-Augustin a été créée par le regroupement de Clarques et de Rebecques ; son nom aurait été choisi en référence à l’abbaye Saint-Augustin, qui fut en activité du XIIème siècle jusqu’à la Révolution, et dont les possessions s’étendaient sur les deux communes.

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1- Voir chronique du 10 juin 2015 : « Boischampré ».

9000

Si mes calculs sont exacts, le 9000ème numéro du quotidien Présent sera celui de samedi prochain.

Depuis son premier numéro en 1982, ce quotidien national et catholique a réussi à paraître sans interruption depuis plus de 35 ans.

9000 numéros ; et quasiment aucune citation dans les journaux du système, ni sur les radios et télévisions dominantes, en particulier les radios et télévisions d’Etat.

Jamais cité dans les revues de presse.

En 9000 numéros, le quotidien n’aurait donc pas publié quelques rares articles dignes d’être cités ? Aucune analyse pertinente ? Aucun commentaire intéressant ?

Tous ces journalistes du système qui se disent libres, indépendants, courageux, rebelles, respectueux du pluralisme, n’osent pas citer ce quotidien, même pas pour réfuter ses analyses !

La date la plus terrible du siècle précédent

Il y a 100 ans, le 7 novembre 1917, le coup d’Etat bolchevique en Russie, appelé « révolution d’octobre », marquait le début de la mise en pratique d’une idéologie meurtrière. Si un siècle plus tard une très grande partie des pays asservis s’est libérée, il reste malheureusement encore quelques pays à souffrir du communisme.

Pour la commémoration de ce centenaire, les télévisions ont été très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire ! Un siècle de massacres communistes, il y avait quand même de quoi diffuser quelques documentaires……. Et rien là-dessus. Rien……

Pari perdu pour Theresa May

Sans doute pour obtenir une majorité parlementaire plus confortable, et afin de ne pas avoir d’élections pendant les négociations relatives à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, Theresa May, qui avait succédé à la fonction de premier ministre à David Cameron après le référendum, avait décidé d’organiser des élections législatives anticipées.

Les élections se sont déroulées le 8 juin 2017. Les conservateurs ont perdu leur majorité absolue en sièges, passant de 330 à 317 députés. Pour atteindre la majorité absolue de sièges au parlement (composé de 650 députés), les conservateurs ont dû s’allier désormais aux unionistes protestants nord-irlandais du DUP. C’est donc un revers pour Theresa May, qui avait provoqué ces élections anticipées pour obtenir une majorité absolue plus large, et qui est désormais à la merci des 10 députés du DUP.

C’est la magie de la démocratie. En progressant fortement dans les suffrages exprimés (42,4% contre 36,9% lors du précédent scrutin de 2015), les conservateurs baissent en nombre de sièges (317 contre 330 précédemment). Tandis que lors des élections précédentes1, le 7 mai 2015, David Cameron avait conquis la majorité des sièges, en obtenant 330 sièges, contre 306 lors du précédent scrutin de 2010 ; et ce avec un résultat électoral quasiment stable pour les conservateurs (36,9% contre 36,1% en 2010).

De son côté, le parti travailliste a fortement progressé : 40% des voix contre 30,4% en 2015, passant de 232 à 262 sièges. Les indépendantistes écossais du SNP, qui avaient obtenu en 2015 56 des 59 sièges de députés en Ecosse, n’en ont obtenu que 35 lors de ce dernier scrutin. Enfin, le UKIP s’effondre, passant de 12,6% des voix en 2015 à 1,8%, et perdant son unique siège de député.

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1- Voir chronique du 19 mai 2015 : « Elections britanniques »

Dominant et majoritaire

Il y a un an ou deux, j’ai souvent entendu dans les médias le discours suivant, à l’encontre des conservateurs, des nationaux, des identitaires ou des souverainistes, comme par exemple Eric Zemmour ; on les accusait de se « victimiser », de se prétendre victime d’un « discours dominant », d’un politiquement correct, alors que leurs livres se vendaient extrêmement bien, et qu’ils étaient massivement soutenus par la population, et que c’étaient donc eux le « discours dominant ».

J’avais prévu de rédiger quelques lignes pour expliquer que le fait que des idées soient massivement partagées et soutenues dans le pays était différent du fait que les médias étaient soumis aux idées contraires, et qu’il était assez malhonnête pour des gens du « système » de se prétendre contre le « système », de se prétendre mal-aimés par le « système », sous prétexte que leurs livres se vendent mal ou qu’ils ne sont pas aimés par la population, alors qu’ils sont précisément le « système ».

Mais Eric Zemmour m’avait devancé, et expliqué çà avant moi, et probablement mieux que je ne saurais le faire. J’avais en conséquence décidé de renoncer à mon projet, et de le remplacer par les explications de Zemmour.

Ce que je vais donc faire aujourd’hui, certes avec grand retard. Mais les idées et mises au point intéressantes restent intéressantes, même quelques années plus tard.

En février 2016, Eric Zemmour et Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, débattaient sur BFMTV. La présentatrice commence par comparer les ventes du dernier livre de Zemmour (plus de 500.000 exemplaires pour « Le suicide français1« ) et de celui de Cambadélis (moins de 500 exemplaires), puis explique que Cambadélis évoque la « zemmourisation de la société française » et considère qu’Eric Zemmour et le « bloc réactionnaire » ont gagné la bataille des idées.

Eric Zemmour explique ensuite :

« Monsieur Cambadélis distingue, et fait semblant de confondre, parce qu’en fait il sait bien que ce n’est pas la même chose, idéologie majoritaire et idéologie dominante. L’idéologie dominante, c’est l’idéologie des élites, c’est-à-dire des politiques, des médias, des patrons, qui est diffusée largement et qui domine la société. Et cette idéologie dominante (…), elle est née dans les années 50-60 dans la tête de grands intellectuels français, les Foucault, Deleuze et compagnie, elle est passée par les universités américaines, les fameux campus des années 60, et elle a un principe : la déconstruction. C’est-à-dire que rien n’est naturel, rien n’existe, tout est une construction artificielle, sociale ; tout peut donc être déconstruit ; c’est-à-dire qu’il n’y a plus de nation, il n’y a plus de famille, il n’y a plus rien ; et même le sexe n’existe pas ; çà, c’est l’idéologie de la gauche depuis les années 60, çà c’est l’idéologie dominante. Maintenant, (…) il y a une idéologie majoritaire, c’est-à-dire que la majorité du peuple est en révolte contre votre idéologie dominante, et quand elle achète mon livre, c’est une manière de se révolter contre votre idéologie dominante qui domine dans les médias, dans les cercles politiques, dans les cercles universitaires, dans les cercles patronaux. C’est çà la différence ».

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1- Voir chronique du 3 mai 2015 : « Eric Zemmour : le suicide français ».

Charlatanisme bogdanovien

Les frères Bogdanov, anciens animateurs dans une émission télévisée pour enfants, se sont depuis reconvertis dans l’écriture de livres dont les titres expriment les prétentions scientifiques ou philosophico-religieuses (« Dieu et la science », « La fin du hasard », « Avant le big bang », « Le visage de Dieu »,…).

Comme ils font partie du système, on les voit régulièrement à la télévision, en particulier dans l’émission « On n’est pas couché » de l’animateur Laurent Ruquier, sur la télévision d’Etat France 2.

Leur passage dans une de ces émissions fin 2013 a donné lieu à un exercice de charlatanisme remarquable. Remarquable parce qu’un enfant de 10 ans serait capable d’expliquer le mécanisme de la manipulation ; remarquable parce que personne dans l’émission n’a expliqué le fonctionnement de la manipulation.

Un des frères Bogdanov propose une expérience au journaliste Aymeric Caron. Ecoutons-le :

« On va faire une petite expérience ensemble » ;

« Je vais demander à Aymeric de penser à un nombre entre 1 et 100 » ;

« Maintenant, vous prenez le nombre suivant, que vous ajoutez au nombre auquel vous avez pensé ; autrement dit, si vous avez choisi le nombre 11, vous allez choisir le nombre 12 et l’ajouter à 11 » ;

« Maintenant, je vais prendre un autre nombre au hasard, par exemple 9 » ;

« Vous allez rajouter 9 au nombre que vous avez obtenu » ;

« Maintenant, vous allez diviser çà par 2 » ;

« Et dernière chose, vous avez pensé à un nombre au début ; vous allez retrancher le nombre auquel vous avez pensé du nombre que vous avez obtenu maintenant ».

Et là, oh miracle ! le Bogdanov dit que le nombre final est « 5 », et c’est effectivement le cas.

J’invite ceux de mes lecteurs qui n’auraient pas vraiment compris le calcul du Bogdanov, à prendre un papier et un stylo, à relire le texte précédent et à entrer dans le calcul demandé, avant de lire la suite de mon propos.

Maintenant que vous avez vous-même tenté l’expérience, venons-en à l’explication. C’est en fait tout simplement un tour de « magie » qu’on fait dans les cours de récréation d’école primaire.

« Si ! Je suis capable de lire dans ton cerveau. Choisis un nombre entre 1 et 100, sans me le dire. Je me concentre pour essayer de lire dans ton cerveau. Ajoute 5 à ce nombre. Ne me donne pas le résultat, mais pense très fort au résultat. Maintenant, le nombre que tu avais choisi au début, tu le soustrais de ce résultat. Ne me dis rien, mais pense à ce chiffre. Vas-y, vas-y ! Penses-y très fort. Cà y est, j’arrive à lire dans ton cerveau ! Le résultat est 5 ».

En ajoutant le nombre inconnu, puis en le soustrayant, on l’annule. Quel que soit le chiffre choisi au début, le résultat sera le même.

Pour expliquer les choses autrement, si l’on nomme « x » le nombre choisi au début, l’équation posée dans la cour de récréation se pose ainsi : « x+5-x ». Le résultat est donc simple.

L’équation bogdanovienne est à peine plus compliquée. Elle se traduit ainsi : « (x+(x+1)+9)/2-x ».

Reprenons.

Le nombre auquel on pense est appelé « x ». Il faut y ajouter le nombre suivant ; le nombre suivant, c’est «x » auquel on ajoute 1, donc « x+1 ». Si l’on prend « x », auquel on ajoute le nombre suivant, puis auquel on ajoute 9, on a donc :

x+(x+1)+9=x+x+10=2x+10

On a donc « 2x », c’est-à-dire 2 fois le nombre « x », auquel on ajoute 10.

Il faut ensuite diviser par 2. Comme on a deux fois le nombre « x », si on divise par 2, on l’a désormais une seule fois. C’est-à-dire :

(2x+10)/2=x+5

Au résultat qu’on a trouvé (« x+5 »), Bogdanov demande enfin de retrancher « x » ; on se retrouve donc dans la cour de récréation : « x+5-x ».

Ainsi, par annulation des « x », quel que soit le nombre « x » choisi au début, le résultat est le même.

Je pense que tout le monde est capable de comprendre cette explication, même les réfractaires aux mathématiques ayant quitté l’école depuis plusieurs décennies. Quant à ceux qui sont plus familiers avec les équations, je leur présente mes excuses pour cette explication longue et laborieuse ; mais l’essentiel est de bien expliquer pour tout le monde.

Mais le Bogdanov ne va pas expliquer ainsi le fait qu’il trouve le résultat. Il va même être d’une mauvaise foi évidente à trois reprises.

D’abord, quand Aymeric Caron commence à écrire les calculs, Laurent Ruquier demande : « Je ne peux pas le faire moi en même temps avec un autre nombre ? » ; le Bogdanov répond : « Si, si. On peut le faire, mais pas en même temps, parce que c’est quand même euh….. ». On ne sait pas vraiment pourquoi, mais on devine que c’est sans doute parce que çà doit être trop complexe. Bien entendu, rien ne s’oppose à ce que quelqu’un d’autre le fasse en même temps, on arrivera au même résultat, c’est tout. Ou c’est peut-être justement le problème…

Ensuite, Aymeric Caron déclare : « Mais vous allez me faire une formule mathématique… » ; « Non, non, non, pas du tout », répond le Bogdanov.

« Je suis sûr que çà marche avec tous les chiffres », dit enfin Aymeric Caron. « Pas du tout », répond le Bogdanov.

Le Bogdanov tente de finir en apothéose, mais trop, c’est quand même trop ! Une autre journaliste, Natacha Polony, demande à Aymeric Caron quel était le nombre qu’il avait choisi au départ, et celui-ci répond que c’est 25. Exactement 20 secondes plus tard, le Bogdanov déclare très sérieusement : « Tout çà, en fait, repose sur un encadrement de ce qui est aléatoire au départ, puisque je ne sais pas du tout le nombre que vous avez choisi ; je pense qu’il a choisi 25 ; je ne suis pas sûr, mais je crois… » Aymeric Caron, atterré, répond : « Je viens de le dire ; (…) désolé, mais….. ».

Et pour finir, cette « expérience », qu’est-elle censée démontrer ?

Ecoutons les Bogdanov :

« Ca veut dire que Galilée a raison quand il dit que la nature est écrite en langage mathématique » ; « J’ai utilisé tout simplement les ressources mathématiques sur lesquelles repose le hasard ; j’ai suivi quelques pas de calcul, mais tout çà, en fait, repose sur un encadrement de ce qui est aléatoire au départ, puisque je ne sais pas du tout le nombre que vous avez choisi ».

Je laisse mes lecteurs décider si la pensée scientifique de Galilée repose sur l’équation « x+5-x=5 »

Je ne suis pas régulièrement les apparitions télévisées des Bogdanov, et je n’ai lu aucun de leurs livres. Et cette mascarade mathématique n’est pas de nature à m’y pousser. Je pense que cette « expérience » les disqualifie, car elle me paraît montrer qu’ils ne cherchent pas à éduquer les gens, à les instruire, mais à les mystifier.

Quant à l’émission de France 2, personne n’y a expliqué en direct les ressorts de cette manipulation, ce qui peut être excusable : soit personne n’a compris le « truc », soit personne, même en l’ayant compris, ne s’est senti capable de l’expliquer simplement et brièvement. En revanche, à ma connaissance, dans l’émission suivante, ou dans une des émissions suivantes, Laurent Ruquier ne s’est jamais senti obligé de rediffuser cet extrait et d’en faire expliquer le « truc » ; et çà, c’est nettement moins pardonnable.

Superbe nom pour une voiture

Il y a quelques mois, j’ai vu des publicités télévisées pour une nouvelle voiture, de marque Audi me semble-t-il. Cette voiture, c’est l’e-tron ; apparemment, personne chez Audi France n’avait un vocabulaire suffisamment développé en français pour réaliser que c’était un nom un peu bizarre.

En tous cas, même plus besoin de se fatiguer pour chercher des jeux de mots. Audi nous propose une voiture dont il suffit de prononcer le nom pour provoquer l’hilarité…..