Pari perdu pour Theresa May

Sans doute pour obtenir une majorité parlementaire plus confortable, et afin de ne pas avoir d’élections pendant les négociations relatives à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, Theresa May, qui avait succédé à la fonction de premier ministre à David Cameron après le référendum, avait décidé d’organiser des élections législatives anticipées.

Les élections se sont déroulées le 8 juin 2017. Les conservateurs ont perdu leur majorité absolue en sièges, passant de 330 à 317 députés. Pour atteindre la majorité absolue de sièges au parlement (composé de 650 députés), les conservateurs ont dû s’allier désormais aux unionistes protestants nord-irlandais du DUP. C’est donc un revers pour Theresa May, qui avait provoqué ces élections anticipées pour obtenir une majorité absolue plus large, et qui est désormais à la merci des 10 députés du DUP.

C’est la magie de la démocratie. En progressant fortement dans les suffrages exprimés (42,4% contre 36,9% lors du précédent scrutin de 2015), les conservateurs baissent en nombre de sièges (317 contre 330 précédemment). Tandis que lors des élections précédentes1, le 7 mai 2015, David Cameron avait conquis la majorité des sièges, en obtenant 330 sièges, contre 306 lors du précédent scrutin de 2010 ; et ce avec un résultat électoral quasiment stable pour les conservateurs (36,9% contre 36,1% en 2010).

De son côté, le parti travailliste a fortement progressé : 40% des voix contre 30,4% en 2015, passant de 232 à 262 sièges. Les indépendantistes écossais du SNP, qui avaient obtenu en 2015 56 des 59 sièges de députés en Ecosse, n’en ont obtenu que 35 lors de ce dernier scrutin. Enfin, le UKIP s’effondre, passant de 12,6% des voix en 2015 à 1,8%, et perdant son unique siège de député.

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1- Voir chronique du 19 mai 2015 : « Elections britanniques »

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