Mort de Jean-Pierre Stirbois

Le 5 novembre 1988, il y a 30 ans, Jean-Pierre Stirbois mourait dans un accident automobile dans les Yvelines.

Jean-Pierre Stirbois était secrétaire général du front national depuis 1981. Il avait été député européen de 1984 à 1986, et député des Hauts-de-Seine de 1986 à 1988.

Le nom de Jean-Pierre Stirbois est indissociable du début de la progression du front national.

En mars 1983, il conduit une liste aux élections municipales de Dreux.

Mais c’est en septembre 1983 que retentit le « tonnerre de Dreux ».

En mars 1983, le candidat du RPR1 René-Jean Fontanille et celui du FN Jean-Pierre Stirbois font liste commune dès le premier tour. La liste du maire sortant socialiste Françoise Gaspard est réélue avec 8 voix d’avance. L’élection est annulée. Une élection partielle est organisée.

En septembre 1983, le RPR et le FN ne s’allient pas pour le premier tour de l’élection partielle. La liste socialiste de Marcel Piquet obtient 40,62% des voix, la liste du candidat RPR Jean Hieaux obtient 42,67%, et Jean-Pierre Stirbois 16,72%, ce qui constitue un excellent score à l’époque.

Avant le second tour, le FN et le RPR concluent une alliance et fusionnent les listes. Au second tour, l’alliance RPR-FN remporte la mairie avec 55,3% des voix.

Dans la foulée de l’excellent score de Dreux, excellent mais local et exceptionnel, le front national crée la surprise aux élections européennes de 1984, en obtenant 11% des voix, à égalité avec le parti communiste, qui était alors sur sa pente descendante. La précédente (et première) élection nationale à laquelle avait participé le FN était la candidature de Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle de 1974, avec un résultat de 0,74% des voix.

Mais après Dreux, plus d’accord avec le FN. Le RPR et l’UDF, pas assez courageux pour résister à la pression du parti socialiste et des médias (qui interdisent tout accord avec le FN), ne feront plus d’alliance avec le front national, et excluront leurs membres qui veulent faire l’union des droites (par exemple l’ancien ministre de la défense Charles Millon, élu en 1998 président de la région Rhône-Alpes avec les voix du FN).

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1- RPR : rassemblement pour la république. Le RPR fusionnera ensuite avec l’UDF pour créer l’UMP, qui s’appellera ensuite Les Républicains.

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