Andrej Babis en tête

Les élections législatives tchèques étaient organisées les 20 et 21 octobre 2017, pour renouveler les 200 sièges de la chambre des députés, quelques mois avant l’élection présidentielle1.

Trois partis sont en fort recul par rapport aux précédentes élections de 2013 :

– les communistes : le KSCM passe de 14,91% à 7,76%, et de 33 à 15 députés ;

– les sociaux-démocrates : le CSSD s’effondre de 20,46% à 7,27% et passe de 50 à 15 députés ;

– les centristes de TOP09 qui passent de 12% à 5,31%, et de 26 à 7 députés.

Quatre partis sont en progression :

– l’ANO d’Andrej Babis qui progresse de 18,66% à 29,64% des voix, et de 47 à 78 députés ;

– les conservateurs de l’ODS (parti de l’ancien président Vaclav Klaus) qui montent de 7,73% à 11,32%, et de 16 à 25 députés ;

– le SPD2, qui se présentait pour la première fois, obtient 10,64% des voix et 22 députés ; le SPD a été créé en 2015 par une scission de l’USVIT3 ; présidé par Tomio Okamura, le SPD est membre du MENL4 aux côtés notamment du front national français et du FPO autrichien, actuellement dans la coalition au pouvoir en Autriche ; l’USVIT, qui avait obtenu 6,88% des voix et 14 députés en 2013, a disparu électoralement (0,1% des voix en 2017).

– le parti pirate qui passe de 2,66% à 10,79% et entre à la chambre avec 22 députés.

L’ANO arrive donc très largement en tête avec 29,64% ; et trois partis sont loin derrière, dans un mouchoir de poche : l’ODS à 11,32%, le parti pirate à 10,79% et le SPD à 10,64%.

Andrej Babis, classé « populiste de droite » par les médias, semble avoir un appui partiel du président Zeman. Arrivé largement en tête, et chargé de former le gouvernement, il n’est pas encore parvenu à trouver un accord avec d’autres partis pour former une coalition de gouvernement.

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1- Voir chronique du 11 février 2018 : « « Milos Zeman réélu ».

2- Ne pas confondre le SPD tchèque (droite nationale) avec le SPD allemand (sociaux-démocrates).

3- USVIT : Aube -Coalition nationale

4- MENL : voir chronique du 6 novembre 2016 : « Les droites nationales dans les partis politiques européens ».

Alliance OVP/FPO

Comme attendu, l’OVP et le FPO sont parvenus à un accord de coalition.

Pour la troisième fois de son histoire, le FPO entre au gouvernement : il était auparavant allié aux sociaux-démocrates de 1983 à 1986, puis aux conservateurs de 2000 à 2005 ; de 2005 à 2006, après la scission du FPO et la création du BZO, les 3 ministres FPO restaient au gouvernement sous l’étiquette BZO.

Dans le nouveau gouvernement autrichien dirigé par le conservateur Sebastian Kurz, le FPO obtient six ministères, et non des moindres : le président du parti, Heinz-Christian Strache devient vice-chancelier ; le vice-président de l’assemblée et ancien candidat à l’élection présidentielle Norbert Hofer devient ministre des Transports ; les ministères de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères reviennent aussi au FPO, le ministère des Affaires étrangères étant une personnalité non-membre du FPO proposée à ce poste par le FPO.

Remontée des conservateurs en Autriche

Suite à la rupture de la coalition gouvernementale entre les conservateurs de l’OVP et les sociaux-démocrates du SPO, des élections anticipées étaient organisées en Autriche le 15 octobre 2017.

L’élection présidentielle de 2016 avait été marquée par l’élimination du SPO et de l’OVP à l’issue du premier tour1, où ils avaient chacun obtenu un score de 11% ; le second tour avait été remporté à deux reprises2 par le candidat écologiste contre le candidat du FPO.

Les élections législatives d’octobre 2017 ont été marquées par des scores plus habituels des principaux partis autrichiens.

L’OVP arrive en tête du scrutin, en progressant très fortement par rapport aux législatives de 2013, en passant de 23,99% (47 sièges) en 2013 à 31,47% (62 sièges) en 2017.

Le SPO régresse de la première place en 2013 à la deuxième place en 2017, bien que son résultat soit resté stable (26,82% en 2013 et 26,86% en 2017, avec 52 députés dans les deux cas).

Le FPO progresse notablement, passant de 20,55% et 40 députés en 2013, à 25,97% et 51 députés en 2017. Le FPO reste néanmoins légèrement en-deçà de son record de 1999 : 26,91% et 52 députés. Si ce score du FPO est indéniablement un succès, le rapprochant de ses meilleurs résultats, il faut néanmoins noter qu’il n’y a pas de progression de la droite nationale par rapport à 2013. En effet, le FPO progresse de 20,55% à 25,97%. Mais il ne subit pas en 2017 la concurrence du BZO3 ni du TS, qui ne présentaient pas de candidats ; en 2013, le BZO avait obtenu 3,53%, et le TS 5,74% (11 députés). Les suffrages de ces deux partis semblent s’être globalement reportés sur le FPO. Par exemple,dans la province de Carinthie, où le BZO avait son meilleur score national en 2013 (10,8%) et où le TS recueillait 6,9% des voix, le FPO passe de 17,9% à 31,75%.

Enfin, les Verts s’effondrent, passant de 12,42% à 3,80% ; étant en-dessous de la barre des 4%, ils perdent leurs 24 sièges de députés obtenus en 2013. Ils ont notamment probablement souffert de la présence d’une liste écologiste dissidente, la liste Peter Pilz, qui, avec 4,41%, obtient 8 sièges.

Les seuls vrais gagnants du scrutin sont donc les conservateurs de l’OVP.

L’OVP est en cours de discussion avec le FPO pour constituer une coalition de gouvernement.

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1- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche ».

2- Voir chronique du 6 décembre 2016 : « Petite baisse du FPO ».

3- Voir chronique du 29 mai 2016 : « Forte poussée du FPO ».

Petite baisse du FPO

 

Le second tour de l’élection présidentielle autrichienne1 donnait, le 20 mai 2016, 50,35% des voix au candidat écologiste Alexander van der Bellen, contre 49,65% à Norbert Hofer, candidat du FPO (parti de la liberté d’Autriche).

Le 1er juillet 2016, le tribunal constitutionnel autrichien annulait le second tour de l’élection, en raison d’irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. Le second tour devait être rejoué le 2 octobre 2016.

Ce nouveau vote a été repoussé au 4 décembre 2016, à cause du matériel électoral défectueux (colle des enveloppes pas assez collante).

Ce nouveau scrutin a donné une victoire nette au candidat écologiste. Les résultats définitifs, incluant les votes par correspondance, donnent cette fois-ci 53,8% à Alexander van der Bellen et 46,2% à Norbert Hofer.

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1- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche ».

 

 

 

Les droites nationales dans les partis politiques européens

 

Le MENL (Mouvement pour l’Europe des Nations et des Libertés) comprend les partis suivants :

  • front national (France)

  • Vlaams Belang (Belgique)

  • ligue du Nord (Italie)

  • FPO (Autriche)

  • OKS (république tchèque)

Il est présidé par Louis Aliot (front national).

L’APL (Alliance pour la Paix et la Liberté) comprend notamment le NPD1 allemand, Aube dorée (Grèce) et le LSNS2 (parti populaire Notre Slovaquie).

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1- Voir chroniques du 20 mars 2016 : « Recomposition allemande ? » et du 20 septembre 2016 : « Camouflets pour la chancelière ».

2- Voir chronique du 6 mai 2016 : « Elections législatives slovaques ».

 

 

Les droites nationales européennes dans les groupes parlementaires

 

Les partis de droite nationale se sont affiliés à différents groupes parlementaires au parlement européen. Cette fragmentation, essentiellement due à des rivalités et des chamailleries parfois stupides, conduit probablement à minorer l’influence de ces mouvements.

Le groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés) comprend des députés européens des partis suivants :

  • AFD1 en Allemagne

  • FPO2 en Autriche

  • Vlaams Belang en Belgique flamande

  • Front national français

  • Ligue du Nord en Italie

  • PVV aux Pays-Bas

  • KNP en Pologne

  • et un député britannique élu avec l’étiquette UKIP, et un roumain élu sous l’étiquette du parti conservateur roumain, les deux ayant quitté leur parti d’origine.

Le groupe ELDD (Europe de la Liberté et de la Démocratie directe) comprend des députés européens des partis suivants :

  • UKIP3 au Royaume-Uni

  • M5S (Mouvement 5 étoiles) en Italie

  • AFD en Allemagne

  • Ordre et Justice en Lituanie

  • Korwin en Pologne

  • Parti des citoyens libres en république tchèque

  • Démocrates de Suède

  • et un député français ayant quitté le front national.

Par ailleurs, le PiS4, les Vrais Finlandais et le parti populaire danois, qui sont des partis pouvant être inclus dans la droite nationale, sont membres du groupe CRE (Conservateurs et Réformistes Européens), aux côtés notamment des conservateurs britanniques.

Le Fidesz5 (Hongrie) est membre du PPE (parti populaire européen), aux côtés notamment des LR français, de la CDU/CSU allemande et du Parti populaire espagnol.

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1- Voir chroniques du 20 mars 2016 : « Recomposition allemande ? » et du 20 septembre 2016 : « Camouflets pour la chancelière ».

2- Voir chroniques du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche » et du 29 mai 2016 : « Forte poussée du FPO ».

3- Voir chroniques du 19 mai 2015 : « Elections britanniques » et du 9 mai 2016 : « Elections locales en Grande-Bretagne ».

4- Voir chroniques du 19 juin 2015 : « Election présidentielle polonaise » et du 10 décembre 2015 : « Elections législatives polonaises ».

5- Voir chronique du 19 juin 2015 : « Election présidentielle polonaise ».

 

 

 

 

Quatre élections post-estivales

 

 

Nous suivrons particulièrement quatre élections en septembre et octobre prochains ; dans deux régions allemandes, en Autriche et en Hongrie.

En Allemagne, le land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale renouvellera son assemblée le 4 septembre 2016, et Berlin le 18 septembre. Dans ces deux élections, le résultat de l’AFD1, créée en 2013, et donc absente du précédent scrutin en 2011, sera probablement l’événement principal. Il semble qu’un score supérieur à 5%, et donc des élus, soit probable dans ces deux élections, et qu’un score supérieur à 10% soit possible dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Le NPD, qui a des élus dans l’assemblée régionale du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale depuis dix ans (7,3% des voix en 2006 et 6% en 2011), devrait probablement pâtir de la concurrence de l’AFD et pourrait ne pas franchir la barre des 5% nécessaires pour obtenir des élus.

En Autriche2 , l’écologiste Alexander van der Bellen avait été élu le 22 mai 2016, avec 50,35% des voix, contre 49,65% à Norbert Hofer, candidat du FPO. Le 1er juillet 2016, le tribunal constitutionnel autrichien a annulé le second tour de l’élection, en raison d’irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. Le second tour sera rejoué entre les deux candidats le 2 octobre 2016.

Enfin, le même jour, la Hongrie organisera un référendum sur la volonté de l’Union européenne d’imposer des quotas minimum d’immigrés aux pays de l’Union. Les électeurs devront répondre à la question : « Voulez-vous que l’Union européenne ait le droit d’imposer l’installation de citoyens non-hongrois sur le territoire de la Hongrie sans l’accord du parlement ? »

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1- Voir chronique du 20 mars 2016 : « Recomposition allemande? »

2- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche »

 

 

 

 

Forte poussée du FPO

 

L’Autriche a élu ce 22 mai son nouveau président1, l’écologiste Alexander van der Bellen. Mais le caractère historique du scrutin ne tient pas à ce nouvel élu, mais plutôt au résultat obtenu par Norbert Hofer, le candidat du FPO (35,05% au premier tour et 49,65% au second). En effet, sans ce score, cette élection n’aurait pas intéressé grand-monde à l’étranger ; qui se souvient des précédentes élections présidentielles autrichiennes ?

Le FPO est créé en 1955 et est ancré à droite.

Aux élections législatives de 1970, le SPO arrive en tête et obtient 81 sièges sur 165, l’OVP obtient 78 sièges et le FPO en obtient 6. Sans participer au gouvernement social-démocrate, le FPO le soutient en échange d’une modification du système électoral pour assurer une meilleure représentation des petits partis au parlement, qui comprend désormais 180 députés. Suite à cette réforme électorale, de nouvelles élections sont organisées en 1971, et le SPO obtient alors la majorité absolue des sièges, et peut donc gouverner seul.

De 1983 à 1986, les sociaux-démocrates et le FPO forment une coalition gouvernementale.

En 1986, Jörg Haider est élu à la tête du FPO et droitise le parti. Le chancelier autrichien, ne voulant pas gouverner avec Haider, rompt la coalition avec le FPO.

Dès lors, le FPO progresse aux élections législatives. Il obtenait 5% des voix en 1983. Il obtient 9,7% en 1986, 16,6% en 1990, 22,5% en 1994, 21,9% en 1995 et 26,91% en 1999.

En 1999, le FPO est derrière le SPO (33,15% et 65 sièges). Il obtient le même score et le même nombre de sièges que les conservateurs de l’OVP (26,91% des voix et 52 sièges). Symboliquement, le FPO est devenu le deuxième parti du pays, puisqu’il devance quand même l’OVP de 415 voix (sur un total de plus de 4,6 millions de suffrages exprimés).

Après les élections de 1999, l’OVP et le FPO s’allient pour former un gouvernement. Le FPO laisse la place de chancelier à un dirigeant de l’OVP. La participation du FPO au gouvernement n’est pas appréciée des gouvernements des autres pays de l’Union européenne, qui font pression sur l’Autriche. Sans succès.

Aux élections législatives de 2002, le FPO s’effondre à 10% (26,91% aux élections précédentes), au profit de son partenaire de coalition, l’OVP, qui bondit de 26,91% à 42,3%. La coalition est reconduite. Aux élections de 2006, le FPO reste stable, tandis que l’OVP baisse fortement ; l’OVP forme une coalition avec le SPO.

Le FPO est fortement pénalisé par sa participation gouvernementale. Ses résultats électoraux se sont effondrés. Le parti se divise ; en 2005, Jörg Haider quitte le FPO, et fonde un parti concurrent, le BZO2 (alliance pour l’avenir de l’Autriche).

Mais la droite nationale reconquiert progressivement le terrain perdu.

En 2002, le FPO s’était effondré à 10%. En 2006, le FPO est à 11,03% et le BZO à 4,11%, obtenant de justesse 7 députés, la limite pour être représenté au parlement étant fixée à 4%. En 2008, les deux partis de la droite nationale divisée obtiennent un total de 28% des voix (17,54% pour le FPO et 10,70% pour le BZO).

En 2013, le FPO prend nettement le dessus sur le BZO, dont le fondateur, Jörg Haider, était décédé en octobre 2008. Le FPO obtient 20,55% des voix, et le BZO, qui obtient 3,53%, est donc désormais absent du parlement. Un nouveau parti, le TS3, créé en 2012 sous le patronage de l’homme d’affaires Frank Stronach, et qui a notamment attiré à lui d’anciens membres du BZO, obtient 5,74% des voix et 11 députés.

Outre ses bons résultats nationaux, le FPO obtient de bons résultats aux scrutins locaux, et participe parfois aux exécutifs locaux.

De 1989 à 1991, Jörg Haider est gouverneur de la province de Carinthie, dans la capitale de laquelle (Klagenfurt) il est né en 1950. De 1999 à 2008, date de son décès, il occupe à nouveau cette fonction, d’abord sous l’étiquette FPO, puis BZO à partir de 2005.

En 2015, dans la région du Burgenland, le FPO a obtenu 15% des voix, et participe au gouvernement régional dirigé par le SPO.

En 2015, à l’élection municipale de Vienne, le SPO est arrivé en tête avec 39,59% des voix, suivi du FPO (30,79%).

Quant au TS, ses scores locaux lui ont permis d’entrer dans plusieurs parlements régionaux : Carinthie (11,18% des voix), Basse-Autriche (9,84%) et Salzbourg (8,3%).

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1- Voir chronique du 24 mai 2016 : « Election serrée en Autriche »

2- BZO : Bündnis Zukunft Oesterreichs

3- TS : Team Stronach

Election serrée en Autriche

Au second tour de l’élection présidentielle autrichienne, le 22 mai 2016, le candidat écologiste Alexander van der Bellen a été élu avec 50,35% des voix, contre 49,65% à Norbert Hofer, candidat du FPO1 (parti de la liberté d’Autriche).

Le premier tour avait été organisé le 24 avril 2016. Norbert Hofer y arrivait très largement en tête, avec 35,05% des voix, suivi par le candidat écologiste Alexander van der Bellen (21,34%). Les candidats des deux principaux partis politiques autrichiens depuis 1945 étaient éliminés. Le candidat du SPO2 (parti social-démocrate d’Autriche) obtenait 11,28% des voix ; à droite, le candidat de l’OVP3 (parti populaire autrichien) obtenait 11,12%.

Au premier tour, le candidat du FPO obtenait ses meilleurs scores dans les provinces du Burgenland (41,9%) de Styrie (38,84%) et de Carinthie (38,83%). Le candidat écologiste obtenait un score beaucoup plus important que son résultat national (21,34%) à Vienne (32,75%), seule région où il devançait Norbert Hofer (27,67%).

Au second tour, Alexander van der Bellen est en tête dans 4 régions : Vienne (63,32%), Voralberg (58,59%), Tyrol (51,39%) et Haute-Autriche (51,32%). Norbert Hofer est en tête dans 5 régions : Burgenland (61,43%), Carinthie (58,1%), Styrie (56,22%), Salzbourg (52,8%) et Basse-Autriche (52,62%).

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1- FPO : Freiheitliche Partei Oesterreichs

2- SPO : Sozialdemokratische Partei Oesterreichs

3- OVP : Oesterreichische Volkspartei

 

 

Deux élections cruciales

 

Deux élections importantes seront organisées avant l’été en Europe.

Le 22 mai, l’Autriche élira son président ; à l’issue du premier tour, seuls restent en lice un candidat écologiste et le candidat du FPO, parti associé au FN français au parlement européen.

Ensuite, le 23 juin, c’est le référendum en Grande-Bretagne sur la sortie de ce pays de l’Union européenne qui attirera l’attention d’un grand nombre d’Européens.